À Avignon, on y danse, on y danse hip-hop


Une scène du spectacle G.R.O.O.V.E, chorégraphié par Bintou Dembélé, mardi dernier, à l’Opéra d’Avignon. RAYNAUD DE LAGEChristophe

CRITIQUE – Après G.R.O.O.V.E, de Bintou Dembélé, dans le In, la breakdance et les battles sont à l’honneur dans le Off.

Envoyée spéciale à Avignon

Dès l’ouverture du festival, l’esprit du théâtre populaire de Jean Vilar est posé comme un manifeste: plongée dans un centre social avec Welfare de Julie Deliquet, dans la Cour d’honneur et G.R.O.O.V.E de Bintou Dembélé, chorégraphe hip-hop, à l’Opéra d’Avignon. C’est dire combien, sous l’égide de Tiago Rodrigues, nouveau directeur du festival, Avignon travaille à réenchanter le lien entre culture et société.

Les danses urbaines, nées voici cinquante ans sur le macadam des banlieues et promues discipline olympique pour les Jeux de Paris en 2024, sont programmées dans le In et le Off. À cause des émeutes qui viennent d’embraser les cités, ce souci d’une culture ouverte à tous prend un sens très particulier. Reste à y faire son chemin. On le sait depuis longtemps: l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Bintou Dembélé, 48 ans, se décrit comme travaillant dans la culture hip-hop depuis presque quarante ans. Elle a connu son quart d’heure de gloire en 2019 en chorégraphiant

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