Ali Bagheri, négociateur en chef du nucléaire, nommé à la tête de la diplomatie iranienne


Ali Bagheri, ancien négociateur nucléaire en chef de l’Iran et vice-ministre des affaires étrangères, quitte le palais Coburg, à Vienne, le 4 août 2022.

Le négociateur en chef iranien du dossier du nucléaire, Ali Bagheri, a été nommé lundi 20 mai à la tête de la diplomatie de l’Iran à titre provisoire après la mort du ministre des affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, dans un accident d’hélicoptère. Il a été désigné « responsable du comité des relations extérieures du gouvernement », a annoncé le porte-parole du gouvernement, Ali Bahadori Jahromi, alors que les tensions sont fortes entre l’Iran et Israël dans le contexte de la guerre à Gaza.

Considéré comme un proche du guide suprême Ali Khamenei, M. Bagheri, 56 ans, avait été nommé en septembre 2021 vice-ministre des affaires étrangères et négociateur en chef chargé du dossier nucléaire.

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Le nucléaire, « un outil-clé pour garantir les intérêts nationaux »

Après la conclusion de l’accord en 2015, M. Bagheri avait reproché à plusieurs reprises à l’ancien gouvernement modéré du président Hassan Rohani d’avoir accepté des restrictions sur le programme nucléaire du pays et d’avoir permis aux « étrangers » d’accéder aux sites iraniens.

Toutefois, en septembre 2023, il a défendu les négociations avec l’Occident et critiqué « ceux qui, sous couvert de défense des valeurs, tentent de donner à la négociation un aspect antivaleurs » arguant une privation pour « la République islamique d’un outil-clé et important pour garantir les intérêts nationaux ».

Les négociations sont au point mort depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, à l’initiative de l’ancien président, Donald Trump.

Le Monde avec AFP

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