Attaque d’un fourgon pénitentiaire : l’hommage du village d’Incarville aux deux agents tués


Un recueillement silencieux a eu lieu, ce jeudi à Incarville, dans l’Eure.
Le village a été le théâtre mardi de l’attaque d’un fourgon pénitentiaire, au cours de laquelle deux agents ont été tués.

Le temps du recueillement à Incarville. Ce petit village de l’Eure, secoué mardi 14 mai par l’attaque mortelle menée par un commando à la barrière de péage toute proche, a rendu hommage ce jeudi aux agents pénitentiaires tués. Un recueillement silencieux, avec dépôt de gerbe, s’est déroulé vers 18h, réunissant environ 500 personnes. “Nous sommes tous réunis en cette fin d’après-midi pour rendre un hommage aux deux agents pénitentiaires, sauvagement assassinés il y a deux jours au péage d’Incarville, dans les conditions que vous connaissez”, a déclaré le maire de la commune, Patrick Maugars.

Gérald Darmanin et Éric Dupont-Moretti présents

Nos pensées les plus émues vont aujourd’hui à leurs familles. Nous pensons également aux trois agents pénitentiaires gravement blessés“, a-t-il ajouté, avant une minute de silence. Les ministres de l’Intérieur, Gérald Darmanin, de la Justice, Eric Dupond-Moretti et de la Défense, Sébastien Lecornu, y ont participé.

Choqués par le meurtre de deux de leurs collègues, abattus mardi matin dans le guet-apens au péage d’Incarville (Eure), les agents pénitentiaires ont entamé mercredi un mouvement de blocage des établissements pour “maintenir la pression” sur le gouvernement. 

Leurs représentants syndicaux ont été reçus mercredi à Paris par le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, qui a pris plusieurs engagements. Mais ils exigeaient un accord écrit, qui leur a été transmis jeudi matin. Ce “relevé de décisions” prévoit notamment de doter les agents d’armes longues, en plus des actuelles armes de poing, lors des transferts et de limiter les extractions les plus dangereuses, en ayant recours à la visioconférence ou au déplacement des magistrats en prison.


T.G.



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