“Ce plan est complet”, “à la fois radical” mais “pas brutal”, selon le secrétaire général à la planification écologique


“Il faut faire plus, en termes de baisse des émissions, en huit ans que ce qu’on a fait dans les 32 dernières années”, indique mardi sur France Culture Antoine Pellion, au lendemain de la présentation par Emmanuel Macron de la planification écologique.


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Antoine Pellion, secrétaire général à la planification écologique, le 19 septembre 2023. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

“Ce plan est complet”, a défendu mardi 26 septembre sur France Culture le secrétaire général à la planification écologique, Antoine Pellion, au lendemain de la présentation par Emmanuel Macron des grands axes du plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

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Cette planification “attaque le sujet du changement climatique”, plaide le chef d’orchestre de la planification écologique. “On cherche à avoir un plan qui est à la fois radical mais qui n’est pas brutal, affirme Antoine Pellion. Il faut faire plus, en termes de baisse des émissions, en huit ans que ce qu’on a fait dans les 32 dernières années. Et là, on en a apporté les solutions concrètes pour y parvenir”.

Accompagner “les personnes les plus fragiles”

Selon Emmanuel Macron, la planification écologique “à la française” passe par la réindustrialisation de la France, par le verdissement et notamment l’électrification des transports et de l’industrie, et servir l’objectif de souveraineté pour réduire les dépendances aux importations. Pour tenir les objectifs, soit une baisse de 55 % à l’horizon 2030 par rapport à 1990, le président de la République a évoqué une enveloppe de 700 millions d’euros pour la mise en place de 13 RER métropolitains. Le chef de l’Etat a aussi fixé l’objectif de produire “un million pompes à chaleur” par an dans le pays avant la fin de son quinquennat.

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“On a ce chemin qui permet d’atteindre le résultat et on est prêts à le défendre”, indique Antoine Pellion. Cette écologie doit être “accessible et juste”, a notamment assuré le président cinq ans après les “gilets jaunes”, expliquant vouloir “accompagner à la fois les territoires et les personnes qui sont les plus fragiles”. “On voit qu’il faut trouver la ligne de crête à la fois d’être radical dans le résultat, mais sans brutalité dans les mesures”, résume celui qui a piloté pendant près d’un an le Secrétariat général à la Planification écologique.





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