« Ce sera l’extrême droite ou nous », affirme Marine Tondelier, en campagne pour le Nouveau Front populaire


Appelant à contrer les extrêmes, Emmanuel Macron demande de « ne pas avoir peur le 30 juin »

Emmanuel Macron s’exprime dans la cour du palais de l’Elysée, à l’occasion de la Fête de la musique, le 21 juin 2024.

« J’ai pris une décision de confiance dans le peuple », a justifié Emmanuel Macron dans un discours prononcé à l’occasion de la Fête de la musique. Il ne « faut pas avoir peur le 30 juin, [il] faut aller voter, convaincre et voter en responsabilité », a appelé le chef de l’Etat, affirmant qu’« il n’y a pas de démocratie qui tienne sans le peuple ».

« J’entends partout dans le pays des débats depuis quelques jours », a-t-il lancé devant le public réuni dans la cour d’honneur de l’Elysée pour écouter la pianiste canado-ukrainienne Anastasia Rizikov, le chanteur Gilbert Montagné et les DJ Ofenbach et Agoria. « Le 9 juin, j’ai pris une décision très grave, très lourde et, je peux vous dire, qui m’a beaucoup coûté. Non, non, non il ne faut pas avoir très peur », a affirmé M. Macron.

Il a rappelé le score de l’extrême droite – 40 % aux européennes en cumulant les scores du Rassemblement national (RN) et de Reconquête ! –, à l’origine de sa décision, mais a aussi montré du doigt la gauche radicale au sein du Nouveau Front populaire. « L’un n’est pas le rempart de l’autre. Ils votent ensemble les motions de censure », a-t-il accusé. « Il y a des extrêmes qu’on ne peut pas laisser passer », a-t-il affirmé. « Je vous le dis en responsabilité, on ne peut pas, l’air de rien, les laisser monter en se disant “c’est très grave et ça va arriver”. C’est maintenant qu’il faut être responsable ! »

Le président a réitéré sa « confiance dans le peuple français, son intelligence, sa force ». « Il y a plein de gens qui voudraient dissoudre le peuple. Non ! Il y a plein de gens qui voudraient gouverner malgré le peuple. Non ! », a-t-il asséné.



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