Ce site compte simplifier la vie des consommateurs de bois de chauffage


Le bois de chauffage serait-il menacé? Pas vraiment. Certes, l’usage de la traditionnelle cheminée avec un foyer ouvert est de plus en plus décrié et parfois interdit au vu de la pollution qu’il dégage. Mais le bois n’en reste pas moins la première énergie renouvelable du pays, utilisée par 7 millions de foyers, soit un Français sur quatre. Bûches traditionnelles, bûches densifiées, pellets ou granules… le bois constitue une alternative économique et écologique particulièrement attractive. Un tarif jusqu’à 5 fois inférieur à l’électricité et globalement 30% plus avantageux que le gaz.

Se chauffer au bois représente, toutefois, un vrai budget (compter 860 euros par an pour une maison de 100 m²) et que le mode de distribution reste encore assez local et ponctuel. Partant de ce constat, la société Fioulreduc qui exploite depuis 2012 un site Internet de commande de fioul a choisi d’élargir son activité au bois de chauffage en lançant Boisreduc. «Dans les deux cas de figure, le mot reduc s’applique au prix mais aussi à l’idée de mieux maîtriser et comprendre sa consommation énergétique pour la faire baisser», souligne Maëlle Ricard, directrice des opérations de Boisreduc.

Moins de 20% d’humidité

En l’occurrence, la société ne prétend pas forcément offrir le prix le plus bas mais plutôt «le prix le plus juste en fonction de la localisation». Il est vrai qu’avec son réseau de 41 partenaires distributeurs, elle ne couvre que la moitié du territoire (18.100 communes et 76 départements) en attendant d’en couvrir les trois quarts d’ici la fin de l’année. À l’avenir, la société compte également proposer des commandes groupées à prix réduit, comme elle le fait déjà pour le fioul. Pour l’instant, elle essaie de se distinguer en proposant du bois d’origine française et régionale autant que possible et systématiquement certifié pour garantir un produit de qualité, peu humide et à base d’essences adaptées à sa localisation (du bois dur pour les bûches: chêne, charme, orme, marronnier, des résineux pour les pellets). «Un bois de qualité doit obligatoirement avoir moins de 20% d’humidité, rappelle Maëlle Ricard. Sinon, le combustible pollue plus et va encrasser la chaudière, le poêle ou l’insert.»

Pour l’instant, la consommation de bois de chauffage concerne encore très majoritaire les bûches traditionnelles (89%), loin devant les pellets, ces granulés de bois (10%), les plaquettes et autres bûches densifiées représentant à pleine plus de 1%. Il faut cependant noter que la vente des pellets a décuplé ces 10 dernières années et est encore loin de son plein potentiel. Mais le confinement a causé une envolée sans précédents des tarifs, celui des pellets ayant quasiment doublé entre le printemps 2021 et le pic d’octobre 2022. Depuis, les prix s’assagissent un peu et repartent à la baisse.



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