Crise agricole : Bruxelles adopte l’exemption aux obligations de jachères, revendication-clé des agriculteurs



La Commission européenne a adopté, mardi 13 février, pour l’année 2024 une exemption partielle aux obligations de jachères prévues par la Politique agricole commune (PAC).
Le texte précédent contraignait les agriculteurs à mettre au moins 4% de leurs parcelles en “pause”.
Une mesure qui était au cœur de leur combat.

C’est une revendication-clé des manifestations agricoles. La Commission européenne a adopté, mardi 13 février, une exemption partielle pour l’année 2024 aux obligations de jachères, symboles de la grogne des agriculteurs, prévues par la Politique agricole commune (PAC). 

Pour toucher les aides de la nouvelle PAC, entrée en vigueur début 2023, les agriculteurs doivent respecter des critères agro-environnementaux, notamment mettre au moins 4% des terres arables en jachères ou surfaces non-productives (haies, bosquets, mares…). L’objectif : favoriser la biodiversité en laissant la terre se “reposer” sans rien y cultiver.

L’UE lâche du lest

Selon une décision publiée au Journal officiel de l’UE, les agriculteurs pourront toucher les aides s’ils atteignent au moins 4% en additionnant non seulement les éventuelles jachères et surfaces non productives mais aussi les cultures intermédiaires ou fixatrices d’azote (lentilles, pois…) sans usage de produits phytosanitaires.

Cet assouplissement, valable uniquement pour cette année, fait suite à une exemption complète à l’obligation de jachères décidée en 2023. Cette dérogation va soulager les producteurs et les éleveurs des obligations qui pèsent sur leur productivité et leurs rendements annuels. 

Les agriculteurs seront “soumis à moins de restrictions quant à la manière d’utiliser les terres arables, et cela limitera les pertes de revenus, tout en garantissant certains avantages environnementaux”, puisque les pratiques listées confortent “la santé et la biodiversité des sols” tout en fixant azote et carbone, précise Bruxelles. La Commission avait initialement proposé fin janvier un seuil de 7% au lieu des 4% adoptés. 


Y.R. avec AFP



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