dans l’entourage d’Emmanuel Macron, certains craignent que le président ne s’investisse trop dans la campagne des législatives


Après la dissolution, Emmanuel Macron compte s’impliquer personnellement dans la campagne des élections législatives anticipées. Autour de lui, plusieurs préféraient qu’il fasse “profil bas”, car sa figure est un “repoussoir”.


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Interview d'Emmanuel Macron, le 6 juin 2024. Image d'illustration. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

La majorité est dans le flou, mardi 11 juin, en ce début de campagne des élections législatives. Après la déroute des européennes et la dissolution, l’heure est à repartir en campagne. Alors que la gauche a annoncé un rassemblement sous la bannière d’un nouveau Front populaire et qu’Éric Ciotti, président des Républicains, souhaite une alliance avec le Rassemblement national, Emmanuel Macron va porter lui-même la ligne de son camp. Le chef de l’État doit donner ses grandes orientations dans une conférence de presse initialement prévue mardi, mais qui aura finalement lieu mercredi à la mi-journée.

Dans l’entourage présidentiel, entre “les forces républicaines” d’un côté et “les forces extrémistes” de l’autre, il semble que “le chef de l’État veut laisser la poussière retomber”. Emmanuel Macron voudrait prendre la tête de cette campagne : en plus de cette conférence de presse, jusqu’à trois prises de parole par semaine sont évoquées. Sauf qu’à cette volonté présidentielle, la majorité répond “merci, mais non merci”. Un conseiller de l’exécutif s’énerve : “C’est un repoussoir, il va polluer notre campagne”. “C’est un enfer, qu’il se taise”, s’emporte un autre.

Au palais Bourbon, même avis de la part de parlementaires : “S’il ne veut pas comprendre : qu’on se prenne une taule, et ça le calmera peut-être”. Un président trop bavard, contre l’avis de ses troupes, au point que François Bayrou, lundi soir à l’Elysée, a essayé de convaincre le chef de l’État de ne pas trop s’investir, quand le patron des députés Renaissance Sylvain Maillard a appelé le chef de l’Etat à faire “profil bas”.

Mardi matin, lors de la réunion de groupe, un cadre Renaissance indiquait avec malice : “Il faudra compter le nombre de candidats qui auront la tête du président sur leurs affiches, contre ceux qui auront celle du Premier ministre : ce sera flagrant…”





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