« Demain le sport » : faire progresser le sport féminin



Encore loin de la structuration du sport masculin, le sport féminin progresse, comme l’ont souligné les trois intervenants de cette table ronde du festival « Demain le Sport » ce mardi à la Maison de la radio et de la musique à Paris. « Quand j’ai signé mon premier contrat professionnel, je jouais avec des joueuses qui avaient un métier en parallèle, a pointé Paoline Salagnac, directrice sportive de l’Asvel féminin. Aujourd’hui le basket féminin s’est professionnalisé. »

Des progrès qu’a également salués la cycliste Amandine Fouquenet : « Dans l’équipe, on peut tous vivre de notre sport. On voit que les choses évoluent. » Son dirigeant au sein de l’équipe Arkéa Samsic, Jean-Pierre Doly, en a profité pour détailler le soutien apporté à l’équipe : « Tout ce qu’on fait pour les hommes, on le fait pour les femmes : même maillot, même vélo, même staff. »

Limiter les comparaisons avec le sport masculin

Tous ont insisté sur la nécessité de ne pas comparer et ne pas faire de distinction avec le sport masculin. Paoline Salagnac s’est attardée sur les débats autour des différences de management : « L’objectif numéro un d’un manager c’est de connaître la personne qu’on a en face de soi. Ce n’est pas une question de masculin ou féminin. »

De son côté, Amandine Fouquenet a pris l’exemple du Tour de France pour illustrer le peu de pertinence des comparaisons : « On ne peut pas comparer une course de trois semaines et une course d’une semaine. Il faut nous laisser le temps, on pourra voir de belles choses. Dans une équipe comme Arkéa, les juniors sont accompagnés et cette année on a eu une championne du monde. »

« Déjà, je pense qu’on ferait un progrès énorme en arrêtant de préciser féminin dans le nom de chaque compétition », a conclu, taquin, Jean-Pierre Doly.



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