Dissolution de l’Assemblée : Emmanuel Macron ferme la porte à une démission en cas de défaite aux législatives


Emmanuel Macron a provoqué des élections législatives anticipées après avoir annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale.
Quel que soit le résultat de ce scrutin, le président de la République a assuré qu’il ne quitterait pas ses fonctions.

Emmanuel Macron a renversé la table. Après la large défaite de la majorité présidentielle aux élections européennes, le chef de l’État a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale. Une décision qui a pris de cours les forces politiques françaises. Si le score lors du scrutin européen a mis le feu aux poudres, le pensionnaire de l’Élysée souhaite aussi, avec ces nouvelles élections, tenter de dessiner une mandature plus claire. 

Pour autant, Emmanuel Macron ne lie pas son sort au résultat de ces élections législatives. Ainsi, il balaye l’hypothèse d’une démission en cas de victoire du Rassemblement national au soir du 7 juillet. “Ce n’est pas le RN qui écrit la Constitution, ni l’esprit de celle-ci. Les institutions sont claires, la place du président, quel que soit le résultat, l’est aussi. C’est un intangible pour moi”, a affirmé le président de la République dans les colonnes du Figaro.

Le dernier score du RN “n’est pas un vote d’adhésion”

D’autant que le dirigeant est convaincu de pouvoir l’emporter. “La politique, c’est une dynamique. Je n’ai jamais cru aux sondages. La décision que j’ai prise ouvre une nouvelle ère. Une nouvelle campagne commence et il ne faut pas regarder les scores par circonscription à l’aune de ceux des européennes”, appelle-t-il. “L’heure est à la clarification. La dissolution, c’est le geste le plus clair, le plus radical, le plus fort. Un geste de grande confiance envers les Français”, ajoute-t-il, estimant que le dernier score du RN “n’est pas un vote d’adhésion” puisqu’“il n’y avait pas de programme”. 

Pour rappel, les dates de ces législatives anticipées ont été fixées au 30 juin, pour le premier tour, et au 7 juillet, pour le second. 


M.G



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