Dissolution de l’Assemblée nationale : la Russie “suit avec attention” la situation politique en France



Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que la Russie allait “suivre avec attention” la situation politique en France.
La Russie assure pour autant ne pas vouloir “s’ingérer dans les affaires intérieures” françaises.
Le responsable russe a qualifié d'”extrêmement inamicale, voire hostile” l’attitude “des dirigeants français à l’égard de notre pays”.

La Russie a les yeux rivés sur l’Europe et la France. Après des élections européennes qui ont abouti à une crise politique en France, entre un score du RN record dans un premier tour et une dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a souligné ce lundi surveiller l’évolution de la situation en France. “Nous allons suivre tout cela avec attention, d’autant plus qu’on mesure l’attitude extrêmement inamicale, voire hostile, des dirigeants français à l’égard de notre pays“, a dit le responsable russe.

Un processus “suivi avec attention” par la Russie

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022, Emmanuel Macron est devenue l’un des critiques les plus féroces du Kremlin pour son entrée en guerre. La poussée aux européennes du Rassemblement national, longtemps considéré comme prorusse, mais qui a pris ses distances avec Moscou depuis le début du conflit ukrainien, n’a pas suscité de commentaire explicite du porte-parole russe, qui a rappelé sa volonté de ne pas “s’ingérer dans les affaires intérieures” de la France. Dmitri Peskov a toutefois ajouté quelques mots sur les résultats des élections à l’échelle européenne. “La majorité [au Parlement européen] sera pro-européenne et pro-ukrainienne (…) mais nous pouvons voir la dynamique des partis de droite qui gagnent en popularité, a noté ce proche de la présidence russe. 

Avant de poursuivre  : “Il semble qu’avec le temps, les partis de droite seront sur les talons [des partis pro-européens] et nous suivons ce processus avec attention.” Avec 181 sièges prévus pour le Parti populaire européen (PPE, droite), 135 pour les Socialistes et démocrates (S&D) et 82 pour Renew Europe (centristes et libéraux), ces groupes politiques de droite, des socialistes et des centristes conservent ainsi à eux trois réunis une majorité au Parlement européen. Mais l’extrême-droite a aussi progressé à l’échelle européenne, avec notamment des poussées du RN en France, du FPÖ en Autriche ou de l’AfD en Allemagne.

Les prochaines élections législatives convoquées par Emmanuel Macron sont prévues les 30 juin et 7 juillet prochains.


T.A. avec AFP



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