Dissolution l’Assemblée nationale : que va-t-il se passer ?


Alors que le Rassemblement National est arrivé en tête dimanche aux élections européennes, Emmanuel Macron a annoncé dissoudre l’Assemblée nationale.
Jordan Bardella peut-il devenir le prochain Premier ministre comme le souhaite le RN ? On fait le point sur les différents scénarios.

Impossible d’y échapper, même en plein hommage du 9 juin 1944. A Tulle, en Corrèze, ce lundi Emmanuel Macron a été interpellé sur son annonce de la dissolution. Si le président se montre confiant, de nombreuses questions en suspens ce lundi matin. La principale : y aura-t-il un nouveau Premier ministre ? 

En théorie, le président en décide seul, mais dans la pratique, il doit tenir compte de la majorité à l’Assemblée nationale pour nommer le chef du gouvernement. Il peut être le leader du parti arrivé en tête, comme Lionel Jospin, en 1997, mais pas forcément. En 1993, Jacques Chirac avait laissé la place à Édouard Balladur. En cas de victoire, le RN confirme ce lundi matin que Jordan Bardella s’installera bien à Matignon. 

“Peut-être se piègera-t-il lui-même”

Tout dépend donc de la future composition de l’Assemblée. Avec quelle majorité ? Dans l’Hémicycle, le camp présidentiel avait une majorité relative : 250 députés. Pour atteindre la majorité absolue, il faut atteindre le seuil de 289 sièges. Et pour y arriver, il faut souvent une coalition. Le Rassemblement national aura-t-il des alliés ? La majorité présidentielle peut-elle s’élargir à droite ou à gauche ? Et la gauche, justement, repartira-t-elle unie ? Autant d’inconnus pour Emmanuel Macron.

“Il parie sur le fait qu’il va beaucoup s’engager dans la campagne, il va être en première ligne en permanence, il essaie de piéger ses adversaires à gauche et à droite et peut-être se piègera-t-il lui-même, ça on le saura dans un peu plus de trois semaines”, analyse dans le reportage en tête de cet article, Patrice Duhamel, politologue. 

En attendant l’élection, quel avenir pour les textes de loi ? Il n’y a aucune incidence sur tout ceux qui ont été votés mais pour les autres le processus est suspendu. Les mandats des députés prennent fin immédiatement : ils perdent l’accès aux moyens de l’assemblée, téléphone, transports et leurs collaborateurs doivent partir au plus tard le 17 juin.

Autre sujet brulant pour le prochain gouvernement quel qu’il soit : les JO de Paris dont la cérémonie d’ouverture se tiendra moins de trois semaines après les élections. Aucune inquiétude pour le président du CIO qui assure que la situation politique n’aura aucun impact sur les jeux. 


La rédaction de TF1 Reportage – L. Zajdela, T. Leroy



Lien des sources