Du volant de badminton à la piste d’athlétisme : les équipements aux couleurs de Paris 2024 dévoilés



Au cinquième étage de Pulse, le siège de Paris 2024 en Seine-Saint-Denis, le showroom des équipements sportifs a des airs de caverne d’Ali Baba. Sur les étagères, des ballons de volley, de cécifoot, des balles de tennis, des bâtons de relais, des volants de badminton ; pendus sur un portant, des maillots destinés aux surfeurs et kayakistes ; au sol, un disque d’haltérophilie vert et rose. Leurs points communs sont justement ces couleurs insolites auxquelles s’ajoutent le violet et le bleu, sans oublier la présence du logo Paris 2024 et des anneaux olympiques ou des agitos.

Des couleurs pop et un style art déco

Tous ces équipements reprennent ainsi le code graphique des Jeux, un look qui se traduit par des couleurs pop, un style art déco et des figures qui évoquent le patrimoine français. Plusieurs d’entre eux affichent également les pictogrammes représentant chacun des 32 sports olympiques et 22 paralympiques. Ils ont été testés par les athlètes et les fédérations internationales car parfois, même un changement de couleur peut altérer le toucher d’un ballon, comme au volley où le jaune n’a pu être transformé en rose. Il se peut aussi que les règlements interdisent toutes modifications.

Au total, ce sont 1,2 million d’équipements, représentant 4 000 références, qui serviront aux quelque 15 000 athlètes olympiques et paralympiques. Il faut 12 000 m2 pour tous les stocker car on parle aussi de la piste d’athlétisme violette du Stade de France, du mur d’escalade rose et vert du Bourget ou encore les bateaux qui seront présents dans la Marina de Marseille et sur l’épreuve de natation du triathlon dans la Seine.

Deux ans de travail

Le design des équipements mobilise plus d’une dizaine de personnes depuis presque deux ans au sein de Paris 2024. Le comité d’organisation a fait appel à 250 entreprises et six fournisseurs déjà partenaires officiels qui auront le droit d’apposer leur logo. Les autres seront soumis à la stricte règle 50 de la charte olympique qui impose que la marque n’apparaisse qu’une fois et que son logo ne mesure pas plus de 10 % du volume de l’équipement et ne dépasse pas 60 cm2. Plusieurs équipements sont ainsi en marque blanche.

« Les équipements auront une deuxième vie », explique Camille Yvinec, directrice de l’identité de la marque Paris 2024. Un quart des équipements ont été achetés par Paris 2024, les autres loués ou fournis par les partenaires du comité d’organisation. Après les Jeux, sa volonté est de les offrir aux fédérations nationales. À moins que les athlètes ne les ramènent chez eux en souvenir. « S’ils repartent avec, c’est bon signe, ça veut dire qu’on a bien travaillé et que nos objets sportifs sont beaux », sourit Camille Yvinec.



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