EN DIRECT – Législatives : écarté de Matignon par ses alliés du NFP, Mélenchon se dit “candidat à rien”


Lundi, Emmanuel Macron a estimé que les programmes de l’extrême droite et de l’extrême gauche conduiraient à la “guerre civile”.
À gauche, plusieurs partis du Nouveau Front populaire ont exprimé leur refus d’une candidature de Jean-Luc Mélenchon à Matignon en cas de victoire.
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Lundi 24 juin, Emmanuel Macron a frontalement attaqué ses rivaux, à six jours des législatives. Dans une nouvelle prise de parole fleuve, auprès du podcast “Génération Do It Yourself”, le président de la République ne mâche pas ses mots en direction du Rassemblement national et de La France insoumise. “La réponse de l’extrême droite” en matière d’insécurité : “parce qu’elle renvoie les gens ou à une religion ou à une origine, c’est en ça qu’elle divise et qu’elle pousse à la guerre civile”, a-t-il lancé. Et en face, LFI propose “une forme de communautarisme”, “mais ça c’est aussi la guerre civile derrière”.

Dans le sprint final de la campagne du premier tour de dimanche, la bataille verbale entre les trois principaux blocs franchit un nouveau palier, alors qu’ils s’apprêtent à ferrailler mardi soir sur le plateau de TF1 lors d’un débat entre le Premier ministre Gabriel Attal, le coordinateur de LFI Manuel Bompard, et Jordan Bardella.

L’eurodéputé RN a tenu dans la matinée une longue conférence de presse pour tenter de mettre les points sur les “i” au sujet de son programme après une semaine de flottement lors de laquelle son camp avait semblé reculer sur plusieurs de ses mesures-phares, en premier lieu l’abrogation de la réforme des retraites. À ce sujet, Jordan Bardella a réitéré sa volonté de donner la priorité aux carrières longues dès l’automne : “les Français qui ont commencé à travailler avant 20 ans et qui justifient de 40 annuités, pourront partir à la retraite dès 60 ans”. Il a aussi promis “un big bang de l’autorité” dès la rentrée de septembre avec l’interdiction des téléphones portables dans les collèges et lycées, le “vouvoiement” obligatoire des enseignants ou encore la poursuite de l’expérimentation de l’uniforme “à l’école primaire, mais aussi au collège”.

À gauche, Jean-Luc Mélenchon a vu la pression se renforcer autour de lui par l’appel quasi simultané de ses trois alliés à gauche – PCF, Écologistes, Parti socialiste – à privilégier le “consensus” pour désigner le candidat du Nouveau Front populaire pour Matignon en cas de victoire. Le fondateur de La France insoumise “n’est pas le leader du Nouveau Front populaire et il ne sera pas Premier ministre”, a déclaré la patronne des Écologistes, Marine Tondelier, à l’AFP.

En réponse, sur France 2, l’intéressé a continué de ne pas vouloir se fermer définitivement la porte de Matignon, sans vouloir la forcer cependant. “Je ne suis candidat à rien (…) Je peux parfaitement être un ministre parmi d’autres ou ne pas être ministre du tout”, a-t-il assuré. Mais, “je suis un atout”, a-t-il également estimé, ajoutant que “un programme nécessite des gens qui ont de l’expérience et du caractère”

L’étude Ifop-Fiducal publiée par LCI et TF1info, lundi, révèle que les candidats investis par le parti d’extrême droite récoltent 36% des intentions de vote (+0,5). Ils creusent un peu plus l’écart avec le Nouveau Front populaire, même si la liste repart de l’avant avec des intentions de vote à 29,5% (+0,5%), une première hausse depuis jeudi 20 juin. Le camp présidentiel recule encore, avec un demi-point en moins par rapport à dimanche, et récolte 20,5% des intentions de vote sous la bannière Ensemble. Selon notre sondage, le RN obtiendrait entre 220 et 260 sièges, contre 185 à 215 pour le NFP. Le camp présidentiel, lui, n’aurait que 70 à 100 sièges. 


La rédaction de TF1info



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