En Nouvelle-Zélande, le plan de taxation des rots et pets de vache abandonné par le gouvernement


Une vache Jersey se nourrit dans un champ de l’Iowa (Etats-Unis), le 8 mai 2018.

Les éleveurs peuvent souffler. Le gouvernement de centre droit néo-zélandais a annoncé mardi 11 juin l’abandon de son plan controversé sur la taxation des émissions de gaz à effet de serre à travers les rots et pets du bétail, qui ne passait pas du tout auprès des exploitants.

« Le gouvernement s’est engagé à respecter nos obligations en matière de changement climatique, sans fermer les exploitations agricoles », a déclaré le ministre néo-zélandais de l’agriculture, Todd McClay.

Par ailleurs, une nouvelle loi sera présentée au Parlement au mois de juin afin d’exclure le secteur agricole d’un nouveau plan de tarification des émissions. « C’est absurde de devoir délocaliser des emplois et des moyens de production, alors que des pays moins économes en carbone produisent la nourriture dont le monde a besoin », a ajouté le ministre.

Zéro émission d’ici à 2050

Environ six millions de vaches et 26 millions de moutons paissent en Nouvelle-Zélande. Un peu moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre provient de l’agriculture, le bétail en étant le principal responsable. Les rots et flatulences des bovins rejettent du méthane, tandis que l’urine du bétail laisse échapper de l’oxyde nitreux dans l’atmosphère.

Le précédent gouvernement travailliste, mené par Jacinda Ardern, avait dévoilé en octobre 2022 ce projet ciblant les animaux d’élevage, qui avait suscité l’ire des éleveurs, afin d’espérer parvenir à l’objectif de zéro émission de gaz à effet de serre d’ici à 2050.

De son côté, le nouveau gouvernement de centre droit dit vouloir aider les agriculteurs à réduire les émissions grâce à la technologie, sans réduire la production ou les exportations, a affirmé le ministre de l’agriculture.

Dimanche 9 juin, le ministre de l’énergie et des ressources naturelles avait déclaré son intention de revenir sur l’interdiction des nouvelles explorations pétrolières et gazières décidée en 2018, ce qui a provoqué l’indignation de l’opposition et de groupes de défense de l’environnement.

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu



Lien des sources