Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France : « Pas de changement de cap »



Quelles sont les nouvelles de Grégory Alldritt, forfait de dernière minute ?
À l’entraînement d’hier (lundi), il a eu une petite gêne au genou, il a été ménagé, et on a pris la décision avec « Greg » qu’il soit adapté, qu’il se soigne correctement pour jouer ensuite à 100 %.

Pourquoi avoir aligné Louis Bielle-Biarrey sur une aile ?
Il y a ses performances d’abord, son chemin et son parcours depuis qu’il est avec nous. Toutes les performances sont très bonnes, il mérite à nouveau de reporter le maillot. C’est un joueur qui est venu le chercher, avec une bonne émulation dans le groupe. On a besoin de tout le monde et Louis répond présent à chaque sortie.

Pourquoi Jean-Baptiste Gros et Gabin Villière ne sont pas sur la feuille de match ?
Ils vont très bien, ils ont joué la semaine dernière et dans le cadre de rotations, on a choisi d’autres joueurs à leurs postes, mais ils vont très bien et on aura besoin de tout le monde.

Gabin Villière est-il rétrogradé dans la hiérarchie ?
Non, attention au vocabulaire. Encore une fois, il y a une saine émulation dans le groupe, on a besoin de tout le monde. Tout le monde est important dans le groupe des 33.

Pourquoi aligner Cameron Woki une troisième fois consécutive en trois matches ?
On a quand même des rotations pendant le match, Thibaud Flament partage avec lui le poste de gaucher en deuxième ligne sur les 80 minutes d’un match. Cameron a besoin de retrouver des repères par rapport à la saison passée, mais il est en forme, il supporte la charge de travail, pendant la préparation puis les matches de Coupe du monde. Il est bien. Il y a des joueurs qui peuvent enchaîner facilement. Cameron en fait partie. Pour d’autres, on a fait des choix de rotation.

Cyril Baille et Jonathan Danty reviennent dans l’équipe de départ. Quelle est leur importance dans votre équipe ?
Ce sont des joueurs qui depuis quatre ans sont régulièrement titulaires avec nous, ils ont été de quasiment toutes les batailles avec nous, notamment le Grand Chelem (en 2022). Ce sont des joueurs très importants à leur poste, avec une expérience importante.

Jonathan Danty, au centre de l’attaque, est-il indispensable dans votre système ?
« Jo », c’est le joueur, la personnalité qui s’est construit et qui s’est créé dans notre équipe. On ne peut pas se comparer aux autres, surtout pas. Notre équipe s’est construite à travers quatre années de bataille, de chaos et Danty y a pris une part essentielle de par son profil. Mais je ne vais pas le mettre dans une case de profil. Il peut répondre dans plusieurs situations, il peut nous amener sa force dans plusieurs moments clés, en attaque et en défense, mais aussi dans le jeu sans ballon. Il a aidé notre équipe à se construire.

Est-ce que le retour des blessés – Danty, Baille, Jelonch – augmente votre potentiel ?
Vous allez le voir… Il faut se concentrer sur le match à venir. Chaque individu va apporter par son profil. Jo, Cyril et Anthony reviennent, c’est une bonne nouvelle. « Greg » (Alldritt) ne peut pas jouer finalement, François (Cros) a un autre profil. On doit s’adapter. C’est le maitre mot dans cette compétition.

« Dès le lendemain de l’Uruguay, l’équipe que vous avez aujourd’hui était posée. Il n’y a pas de réaction, de changement de cap. On s’adapte et on lit en fonction des échéances. »

Fabien Galthié, sélectionneur des Bleus

Est-ce qu’il était important de relancer jeudi les joueurs qui ont joué contre la Nouvelle-Zélande le 8 septembre pour éviter un long tunnel sans jouer ?
On entend beaucoup de débats sur nos compositions d’équipe. On a une mécanique avec le staff, dès le lendemain du match, pour construire notre équipe. Chacun (dans le staff) pose la sienne, je synthétise au fil des jours. Il n’y a pas de prévision à long terme de la composition d’équipe. On a une vision sur l’ensemble de la préparation, on a une vision des temps de jeu, on surveille les performances, on travaille sur l’émulation. Les compositions d’équipes, on avait une idée sur ce match face aux All Blacks en ouverture, qui était clairement identifié. Le match a été gagné, ça a été un succès pour tout le groupe et ensuite on avait un match six jours plus tard contre l’Uruguay. Il était clair que les joueurs qui avaient affronté les All Blacks devaient récupérer. Les joueurs connaissent généralement la composition d’équipe deux jours après le match précédent. Là, après une coupure de sept jours, on pouvait remettre les joueurs qui avaient joué contre la Nouvelle-Zélande. Dès le lendemain de l’Uruguay, l’équipe que vous avez aujourd’hui était posée. Il n’y a pas de réaction, de changement de cap. On s’adapte et on lit en fonction des échéances.

Cette Coupe du monde n’est pour le moment pas celle de la possession à outrance et des temps de jeu effectifs qui gonflent. Ça vous surprend ?
Attention avec les matches de la Coupe du monde, on n’est pas sur un profil de compétition classique de tournées ou Tournoi avec les meilleures nations qui s’affrontent. C’est une compétition à part. Après deux journées, avec des matches très proches, d’autres moins, des équipes qui tournent ou pas, c’est donc difficile d’avoir des enseignements… Il faut attendre les matches importants. On en a joué un, on a déjà joué une finale de Coupe du monde (contre la Nouvelle-Zélande en match d’ouverture). Il y en a une autre samedi (21 heures) avec Irlande – Afrique du Sud. Ce sont ces matches-là qui vont nous permettre de tirer des enseignements, avec les meilleures équipes au classement mondial face à face et de gros enjeux. »



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