Gabriel Attal rend le pouvoir aux enseignants


Un cours de français dans une classe de quatrième, au collège de Die (Drôme), en 2023. En 2003, 40 % des élèves âgés de 15 ans avaient redoublé au moins une fois, contre seulement 10 % aujourd’hui. Antoine Boureau / Hans Lucas via Reuters Connect

RÉCIT – Le «dernier mot» reviendra désormais aux équipes pédagogiques et non plus aux parents des élèves concernés. Une mesure saluée par la communauté éducative, qui reste partagée sur l’efficacité de cette pratique.

Chose promise, chose due. Il «faut revoir»la «question du tabou du redoublement» , avait déclaré Gabriel Attal, le 22 novembre dernier, lors du Congrès des maires de France. À l’offensive sur «l’élévation du niveau des élèves» depuis la rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation nationale s’était alors engagé à «prendre des décisions» sur ce sujet brûlant. «Un élève qui rentre en 6e sans savoir lire ou compter, c’est quasiment de la maltraitance», insistait-il. Ces mesures sont désormais connues. Dans un courrier électronique envoyé aux enseignants mardi matin, puis lors de sa conférence de presse l’après-midi au collège Charles-Péguy, dans le 14e arrondissement de Paris, le benjamin du gouvernement a annoncé que «pour donner toutes les chances aux élèves de réussir», le «dernier mot» en matière de redoublement reviendrait désormais aux enseignants et non plus aux parents.

«D’année en année, de réforme en réforme, l’autorité de votre expertise pédagogique a pu être progressivement affaiblie»

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