Guerre Israël-Hamas : le port artificiel flottant des États-Unis est entré en service à Gaza


Les États-Unis ont mis en service, ce jeudi pour la première fois, leur port artificiel sur une plage de la bande de Gaza.
Cette structure, attendue depuis plusieurs semaines, va permettre d’acheminer de l’aide humanitaire à la population palestinienne.
L’opération coûterait environ 320 millions de dollars.

Sa mise en service était attendue depuis plusieurs semaines. Annoncée début mars par Joe Biden devant le Congrès américain, la construction d’un port artificiel flottant a été finalisée, jeudi 16 mai, a annoncé Brad Cooper, du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). “Il y a quelques heures, le port temporaire a été mis en place avec succès sur une plage de Gaza“, a précisé le responsable. 

Ce site temporaire va servir à acheminer de l’aide humanitaire à la population de Gaza, en proie à la famine après des mois de bombardements israéliens, menés depuis l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre dernier sur le sol hébreu. Ce port flottant n’avait pas pu être mis en place comme prévu plus tôt dans l’année. En cause ? De mauvaises conditions météorologiques. Début mai, la construction avait même dû être déplacée dans le port voisin d’Ashdod, en Israël, en raison d’une forte houle dans cette zone de l’est de la mer Méditerranée. 

Environ 500 tonnes d’aide acheminées dans les prochains jours

Le port artificiel, un investissement d’au moins 320 millions de dollars, devrait dans un premier temps permettre de fournir environ 500 tonnes d’aide humanitaire aux Gazaouis. “C’est un nombre assez important, et c’est pour l’instant réparti entre plusieurs bateaux“, a souligné Brad Cooper à ce sujet. Livrée et contrôlée depuis Chypre, cette livraison sera “rapidement” distribuée grâce à ce nouveau site. Une première cargaison à laquelle devraient s’ajouter “des milliers de tonnes d’aide (…) en préparation“, selon le haut gradé américain.

D’après les chiffres de l’ONU, la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza ont été déplacés par les combats et les bombardements. La très grande majorité de la population de l’étroit territoire se trouve en situation d’insécurité alimentaire, avec un risque de famine à grande échelle, selon la même source.


T.A. avec AFP



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