“Honteux” : Lyon passe au stationnement au poids, les premières réactions des automobilistes


La chasse aux voitures franchit un nouveau cap ce mardi.
Pour la première fois, une grande ville, Lyon (Rhône), rend le stationnement dans les rues plus cher pour les véhicules plus lourds.
Une équipe de TF1 s’est rendue près des horodateurs.

À Lyon, c’est désormais le poids de votre véhicule qui détermine le prix de votre stationnement. Votée au conseil municipal du 21 mars, la nouvelle tarification progressive est entrée en vigueur ce mardi 11 juin. “Je trouve honteux que sous-prétexte d’une écologie punitive, on vienne monter le prix du stationnement des voitures plus grosses”, réagit un automobiliste dans le reportage du JT de TF1 ci-dessus. L’abonnement de stationnement de ce dernier, propriétaire d’un SUV, passe de 20 à 45 euros par mois, tandis qu’une cycliste et propriétaire d’une petite citadine se réjouit de son côté de voir le sien diminuer de cinq euros. 

Pour le tarif visiteur, la progressivité est la même. Grâce à la plaque d’immatriculation renseignée, l’horodateur détermine le tarif. Si le stationnement d’une petite voiture comme celle de Sarah, que rencontre notre équipe, revient à un euro de l’heure, il faut compter trois euros pour les plus gros véhicules. “C’est moins cher qu’un ticket de bus“, se félicite la jeune femme face à cette bonne surprise.

La ville de Lyon, à qui Paris emboîtera le pas en septembre prochain, espère ainsi encourager les résidents à choisir des véhicules plus légers. “Il y a un ensemble d’études qui montre, que ça soit en termes d’emprise au sol, de pollution de l’air, d’impact climatique global, que les véhicules les plus lourds ont plus d’impact”, explique Valentin Lungenstrass, adjoint au maire en charge des mobilités.

Du côté de Pierre-Emmanuel, livreur à vélo, on applaudit : “Pour moi, ce n’est pas une mauvaise idée de limiter les voitures en ville, et en plus les SUV en priorité“. Mais si cette mesure s’inscrit dans une politique globale pour diminuer l’usage de la voiture en ville, pour de nombreux automobilistes, c’est le sentiment d’être stigmatisés qui domine. “Il y en a toujours qui paient pour les autres. Ce n’est pas normal du tout“, peste une Lyonnaise au volant.

À noter toutefois que les familles nombreuses, ainsi que les personnes à revenus modestes, bénéficieront quant à elles du tarif réduit, quel que soit le poids de leur véhicule.


La rédaction de TF1info | Reportage Julie Guillot, Quincy Russel



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