investie par Renaissance, Elisabeth Jacques refuse de se présenter aux législatives



Investie par la majorité présidentielle pour les élections législatives dans les Alpes-de-Haute-Provence, Élisabeth Jacques a finalement refusé d’être candidate pour se concentrer sur son rôle de présidente de la Communauté de communes Ubaye-Serre-Ponçon.

La présidente de la Communauté de communes Ubaye-Serre-Ponçon, Élisabeth Jacques, a finalement décidé de ne pas se présenter à la législature de la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Suppléante de Christophe Castaner aux législatives de 2022, elle a été investie, ce vendredi 14 juin, par le parti présidentiel.

“Ma décision est prise depuis vendredi matin”, a-t-elle annoncé soulagée et presque libérée après cette semaine de tractations intenses. Choisie par le parti Renaissance alors qu’elle n’avait “absolument pas demandé l’investiture”, Élisabeth Jacques a fait connaître, vendredi, sa position à son entourage. D’abord à Renaud Muselier, compréhensif, puis à Christophe Castaner, plus déçu.

Pour la présidente de la Communauté de communes, ce n’est pas “un renoncement”, même si la fonction de député est “un rêve d’enfant” pour la maire de la Condamine-Châtelard qui estime “que c’est l’une des fonctions les plus intéressantes de notre démocratie”.

“J’ai une sensation de travail non abouti”

“Ma priorité, c’est l’Ubaye”, déclare Élisabeth Jacques à BFM DICI. “J’ai été élue par les gens de la Condamine qui me font confiance. Ils se sentaient abandonnés en cas de candidature. Et puis, au département, j’ai de belles délégations avec Éliane Barreille, avec l’Espace Lumière ou les travaux de la Rochaille. J’ai une sensation de travail non abouti. Et puis, il y a la Communauté de communes”, indique-t-elle.

Élisabeth Jacques assure recevoir beaucoup de soutien depuis que les maires de la vallée savent qu’elle ne sera pas candidate. “Ces maires ont vécu un mandat avec deux années de Covid et une année de désordre à Vaginay. Ces maires ne veulent pas que je les laisse”, assure la présidente. Et d’enfoncer le clou: “Mon avis personnel, on s’en fout. Si je fais de la politique, c’est pour servir mon pays et c’est en restant ici que je le servirai mieux”.

“Je ne voterai pas pour Léo Walter et LFI. Un député qui va à l’Assemblée nationale en prônant des propos de haine avec un drapeau palestinien sur l’épaule ou qui applaudit un collègue qui revient dans l’hémicycle après avoir battu sa femme, c’est juste inacceptable. Je ne voterai pas non plus le Rassemblement national qui pousse la nation dans le désordre. À la fin, ce n’est pas RN ou Sophie Vaginay qui paieront la note, ce sont les Français” déclare-t-elle.

Valentin Doyen, avec Sylvain Allemand



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