la justice suspend l’arrêté anti-mendicité mis en place par la ville


Cet arrêté pris par la maire UDI d’Amiens interdisait l’exercice de la mendicité du mardi au samedi en journée dans une trentaine de rues de l’hypercentre.

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franceinfo

Avec France Bleu Picardie

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Illustration anti-mendicité à Amiens, le 3 mai 2024. (FRED HASLIN / MAXPPP)

Le tribunal administratif d’Amiens a suspendu jeudi 16 mai l’arrêté anti-mendicité pris par la ville d’Amiens, rapporte France Bleu Picardie. “Compte tenu des atteintes portées à la liberté d’aller et de venir ainsi qu’à celle d’utiliser le domaine public, la juge des référés a considéré, au vu des moyens et des pièces produites pendant l’instance, qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté du 25 avril 2024”, explique le tribunal administratif dans un communiqué.

Cet arrêté pris par la maire UDI d’Amiens, Brigitte Fouré, interdisait l’exercice de la mendicité du mardi au samedi dans une trentaine de rues de l’hypercentre entre 8 heures et 20 heures jusqu’au 31 août en raison des “plaintes récurrentes des commerçants ainsi que les interventions multiples des forces de l’ordre pour faire cesser ces troubles (mendicité agressive, alcoolisation, gêne à la libre circulation des piétons…)”.

Des manifestations ont été organisées dans la ville pour dénoncer ce texte. L’arrêté a été attaqué par quatre associations d’aide aux sans-abri : la section amiénoise de Ligue des droits de l’Homme, les Maraudes citoyennes amiénoises, Sol Am solidarité amiénoise et le Barreau de la rue. La municipalité doit également verser 1 500 euros à la Ligue des droits de l’Homme, précise France Bleu Picardie.





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