la pression internationale s’intensifie pour un accord de trêve



► Pression internationale pour un accord de trêve

La pression internationale s’intensifie mardi 13 février pour un accord de trêve entre Israël et le Hamas, incluant une nouvelle libération d’otage. Les États-Unis, principal allié d’Israël, insistent sur leur opposition à une opération à grande échelle sans solution pour les civils coincés à Rafah, frontière fermée avec l’Égypte à l’extrême sud du territoire. Le président américain Joe Biden a réclamé, de la part des forces israéliennes, un plan « crédible » pour épargner la population palestinienne, en préalable à toute offensive, lors d’une rencontre lundi à la Maison-Blanche avec le roi de Jordanie Abdallah II.

Le monarque, dont le pays est le deuxième État arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël, en 1994, est allé plus loin. « Nous ne pouvons pas nous permettre une attaque israélienne sur Rafah », où la situation humanitaire est déjà « insupportable », a dit Abdallah II, qui a également appelé à « un cessez-le-feu durable immédiatement » dans la bande de Gaza.

La Chine a aussi appelé mardi Israël à arrêter « au plus vite » son opération militaire, afin « d’empêcher une catastrophe humanitaire plus grave encore ». Pékin « s’oppose et condamne les actions qui portent atteinte aux civils et violent le droit international », a par ailleurs indiqué un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères dans un communiqué.

► La menace d’une offensive à Rafah se poursuit

Israël a libéré lundi deux de ses otages détenus par le Hamas à Rafah, à la frontière avec l’Égypte, lors d’une opération commando nocturne accompagnée de bombardements qui ont fait une centaine de morts, selon les autorités du mouvement islamiste palestinien, au pouvoir à Gaza depuis 2007.

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a récemment ordonné à son armée de préparer une offensive sur Rafah, où sont massés 1,4 million de Palestiniens selon l’ONU, soit plus de la moitié de la population totale du territoire, la plupart ayant fui la guerre qui fait rage depuis quatre mois entre Israël et le Hamas. Il a répété lundi sa détermination à poursuivre « la pression militaire jusqu’à la victoire complète » sur le mouvement islamiste palestinien, dont Rafah est le « dernier bastion », pour libérer « tous nos otages ».

► 42 personnes dont des collaborateurs de l’Institut français de Gaza évacués

La France a annoncé lundi soir avoir pu faire évacuer de la bande de Gaza 42 personnes, des ressortissants français, résidents français ou collaborateurs de l’Institut français, avec les membres de leurs familles.

« À la demande de la France, 42 personnes ont pu quitter ce jour la bande de Gaza, par le point de passage de Rafah », indique un communiqué du ministère français des affaires étrangères. « Cela porte à plus de deux cent le nombre de personnes évacuées de Gaza sur demande de la France ».



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