la quasi-totalité de la Meurthe-et-Moselle en alerte renforcée


Face à une situation appelée à se dégrader, le préfet a pris la décision de restreindre l’utilisation de l’eau.

La quasi-totalité du département de Meurthe-et-Moselle et une partie du Bas-Rhin, dans l’est de la France, ont été placés en alerte sécheresse renforcée, dernier niveau avec la situation de «crise», ont annoncé vendredi les préfets.

«Une majeure partie du territoire de la Meurthe-et-Moselle est placée depuis le 23 juin au niveau Alerte et la situation se dégrade rapidement. En effet, les mois de mai et de juin ont été très déficitaires en pluie et le niveau des nappes ainsi que les débits des cours d’eau sont nettement en dessous des normales», a expliqué le préfet Arnaud Cochet dans un communiqué.

Chaleur et absence de précipitations

Il a ajouté que «les précipitations orageuses localisées de ce début de semaine n’ont pas suffi à améliorer la situation et celle-ci est amenée à se dégrader encore avec les chaleurs annoncées et l’absence de précipitations».

Dans les zones concernées par cette «alerte renforcée», il est désormais interdit de laver son véhicule hors des stations de lavage avec dispositif de recyclage, de remplir piscines privées et publiques hors raisons techniques ou sanitaires, et de nettoyer des espaces extérieurs (voiries, terrasses, façades, toitures…) sauf par une entreprise de nettoyage professionnelle ou une collectivité. En outre, il est interdit d’arroser pelouses, jardins, potagers privés, espaces verts publics et terrains de sport de 9 heures à 20 heures. Des contrôles peuvent être réalisés pour vérifier le respect de ces mesures, indique la préfecture.

Dans le Bas-Rhin, une zone située dans le Centre Alsace a aussi été placée en alerte renforcée, avec des mesures de limitation des usages des eaux souterraines pour l’irrigation, a indiqué vendredi la préfète Josiane Chevalier. Elle a appelé la population à un «usage responsable de la ressource en eau». L’alerte renforcée est le dernier niveau avant la situation de «crise». La France a connu son deuxième mois de juin le plus chaud. La température moyenne à l’échelle de la France était de 21,6°C en juin, contre 22,4°C en juin 2003, année record, selon Météo-France.



Lien des sources