La solitude chez le chat : ces signes qui ne trompent pas


S’absenter lorsqu’on a des animaux de compagnie est un problème bien connu des propriétaires : combien de temps est-ce acceptable ?
Alors que le chat paraît bien supporter la solitude quelques heures par jour, elle peut aussi devenir difficile à vivre.
En modifiant son comportement, il montre qu’il se sent seul et il faut trouver des solutions.

Contrairement à ce qu’on pense trop souvent, le chat n’est pas aussi indépendant qu’il n’y paraît. Il remarque l’absence de ses maîtres et peut souffrir de solitude lorsqu’elle s’éternise ou se répète au quotidien. À vous d’être attentif aux signaux que vous envoie votre compagnon à quatre pattes et de mettre en place des solutions pour l’aider ! 

Combien de temps un chat peut-il rester seul ?

Il est recommandé de ne pas laisser un chat seul plus de 24 heures d’affilée. Bien installé dans son environnement et sa routine quotidienne, le félin serait peu sensible à vos courtes absences, surtout s’il a pris l’habitude de vous voir rentrer tous les soirs et de profiter d’un moment privilégié avec vous. La question se pose en revanche sur des absences prolongées, occasionnelles, le temps de vacances ou régulières (déplacements professionnels ou temps de garde médicale par exemple). On conseille alors de lui donner la compagnie d’un autre chat ou d’un petsitter pour qu’il se sente moins seul, ou même de le faire garder par un tiers le cas échéant.

Comment le chat réagit-il à votre retour ?

Si votre chat vous accueille à la porte et vous fait la fête comme le ferait un chien, il y a fort à parier que vous lui avez manqué ! Il peut se frotter à vos jambes avec insistance pour marquer son odeur sur vous, ronronner plus fort que jamais, se rouler à vos pieds, vous imposer un impétueux câlin, se lancer dans un quart d’heure de folie endiablé… Certains chats sont tout à fait capables de ces grandes démonstrations d’affection, mais d’autres, plus nombreux, sauront vous faire culpabiliser de les avoir “abandonnés”. Une indifférence hautaine à votre retour sera votre punition. Le chat vous évite soigneusement et ouvertement, il ne se laisse ni approcher ni caresser et peut même vous lancer un regard lourd de sens, voire un coup de griffes si vous insistez. Au-delà de ces remontrances surjouées, dont on pourrait rire si on ne culpabilisait pas autant, le félin peut cependant être réellement en souffrance. Elle se traduit par une modification comportementale potentiellement problématique si elle s’inscrit dans la durée. 

Six signes que votre chat souffre de solitude

Comme l’être humain, un chat qui se sent trop seul peut déprimer. Il perd l’envie de jouer et de se nourrir, il ne se déplace plus autant qu’avant, il paraît ne plus prendre plaisir à rien. Ou il peut aussi, au contraire, manger plus que de raison et grossir rapidement, avec tous les risques médicaux que le surpoids implique. 

Le chat anxieux par excès de solitude risque de soudainement devenir malpropre et de faire ses besoins partout dans l’habitation, particulièrement sur vos affaires ou un endroit qui vous appartient, comme votre place habituelle sur le canapé ou dans le lit. La malpropreté impromptue chez le chat peut aussi témoigner d’une maladie alors, restez vigilant et consultez un vétérinaire en cas de doute. 

Il peut également devenir franchement collant et vous suivre pas à pas, par crainte de se retrouver seul. Miauler à tout-va et/ou se lécher de manière excessive sont d’autres réactions possibles à l’anxiété causée par la solitude, mais elles peuvent aussi être des symptômes de maladie, à surveiller donc. 

Enfin, le chat qui s’ennuie trop risque d’adopter un comportement destructeur et de s’en prendre aux meubles, au revêtement mural, à vos vêtements, aux rideaux…

Quelle conduite tenir face à un chat souffrant de solitude ?

Si vous vous absentez souvent et si les signes convergent, réagissez rapidement pour rassurer votre chat ! Après tout, c’est votre devoir de bon propriétaire d’être là pour lui. Consacrez-lui davantage de temps (ou garantissez-lui de la compagnie par la visite d’un petsitter ou l’adoption d’un autre chat), témoignez-lui votre affection, proposez-lui des divertissements (jouets, tapis de fouille, distributeur de croquettes mobile…). En aucun cas, il ne faut le disputer, car il ne comprendrait pas et il pourrait même vous en tenir rigueur, ce qui ne ferait qu’accentuer le problème. Si les symptômes persistent, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec le vétérinaire afin de rechercher une pathologie ou simplement d’être conseillé sur des antistress pour chat. 


Coline GRASSET pour TF1 INFO



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