le chef du Mossad à Paris pour discuter d’une trêve à Gaza


David Barnea assiste à une cérémonie de garde d’honneur pour le nouveau chef militaire israélien Herzi Halevi, à Tel Aviv, Israël, le 16 janvier 2023.
AMIR COHEN / REUTERS

Fin janvier, le chef du Mossad s’était déjà réuni à Paris avec ses homologues américain et égyptien et le premier ministre du Qatar, afin de discuter d’un nouvel accord de trêve à Gaza.

Une délégation israélienne menée par le chef du Mossad se rend vendredi à Paris dans l’espoir de faire «débloquer» les pourparlers en vue d’une nouvelle trêve avec le Hamas dans la bande de Gaza, selon les médias israéliens. Le chef du Mossad (services de renseignement extérieurs israéliens) David Barnea et du Shin Bet (services de renseignement intérieurs) Ronen Bar s’envolent vendredi pour la capitale française, selon les mêmes sources.

Fin janvier, le chef du Mossad s’était réuni à Paris avec ses homologues américain et égyptien et le premier ministre du Qatar, afin de discuter d’un nouvel accord de trêve à Gaza. Une première trêve d’une semaine avait permis fin novembre les libérations de plus d’une centaine d’otages entre les mains du Hamas, de 240 Palestiniens écroués en Israël. Une source du Hamas a affirmé que le plan discuté à Paris fin janvier prévoyait une pause de six semaines dans les combats et la libération de 200 à 300 prisonniers palestiniens en échange de 35 à 40 otages détenus par le Hamas.

Depuis, des pourparlers ont aussi eu lieu en Égypte, où s’est d’ailleurs rendu le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, pour une visite de «plusieurs jours» qui s’est terminée jeudi soir, selon le mouvement islamiste palestinien. Selon le Hamas, les discussions ont porté sur la situation à Gaza, la «fin de l’agression» israélienne, le «retour des déplacés chez eux» et un «échange de prisonniers».

Demandes «délirantes»

Le mouvement palestinien demande depuis des semaines un «cessez-le-feu complet» et le retrait des forces israéliennes de Gaza, des demandes jugées «délirantes» par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dont le gouvernement est ouvert à une pause dans les combats mais affirme vouloir continuer à terme son opération militaire afin «d’anéantir» le Hamas. Netanyahu s’oppose aussi à la libération de prisonniers ayant participé à des attaques anti-israéliennes, réclamée par le Hamas.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent en Israël de commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza, qui a entraîné la mort de plus de 1160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles israéliennes. En représailles, Israël a juré de détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir en 2007 à Gaza, et lancé une offensive qui a fait plus de 29.000 morts dans le territoire palestinien, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.



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