le CHU de Nice constamment visé par des cyberattaques



Invité de Bonjour la Côte d’Azur ce jeudi 16 mai, Rodolphe Bourret, le directeur de l’établissement, s’est exprimé à propos des nombreuses tentatives de cyberattaques recensées par l’établissement.

Le chiffre donne le vertige. Ce jeudi 16 mai, Rodolphe Bourret, directeur du CHU de Nice et invité dans la matinale de BFM Nice Côte d’Azur, a alerté sur les tentatives de cyberattaques qui visent quotidiennement l’établissement de santé. “On a 175.000 attaques par mois”, chiffre-t-il.

“Dans le monde de la santé, ce genre d’attaques est important. Il s’agit de virus ou d’intrusions dans notre système d’information. (…) Cela augmente chaque année. Les hackers sont de plus en plus ingénieux. Nous devons l’être aussi pour les stopper”, rappelle Rodolphe Bourret.

Avant d’ajouter: “Nous avons mis en place tout un système de sécurité pour contrer ces attaques. Nous avons aussi du personnel dédié et des responsables de sûreté pour la sécurité informatique. On a créé des sondes, c’est-à-dire des moyens matériels pour surveiller les flux et les essais de prises de données”.

Ces moyens de défense constituent un budget “de plusieurs centaines de milliers d’euros”.

Plusieurs hôpitaux touchés

Ce phénomène n’est pas réductible à Nice. Ces derniers mois, plusieurs hôpitaux ont été confrontés à des cyberattaques. Le 16 avril, l’hôpital Simone-Veil de Cannes (Alpes-Maritimes) avait vu 61 gigaoctets de données volés par un groupe de hackers du nom de LockBit. Après des menaces de divulgation et une demande de rançons, le groupe avait publié les données de l’hôpital le 2 mai.

Quelques mois plus tôt, dans la nuit du 10 au 11 février, le centre hospitalier d’Armentières (Nord) avait aussi été victime d’une cyberattaque au terme de laquelle 300.000 patients avaient vu leurs données publiées. Il était question essentiellement “de listes, contenant les coordonnées, la date de venue et le secteur de prise en charge des patients concernés”, avait indiqué l’établissement dans un communiqué.

Outre les hôpitaux, plusieurs établissements scolaires ont aussi déploré le piratage de leur ENT (espace numérique de travail). Le 28 mars, le ministère de l’Éducation nationale avait annoncé travailler sur une “feuille de route partagée visant, à court et moyen termes, à mieux sécuriser les espaces numériques de travail et les logiciels de vie scolaire”.



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