Le Don Giovanni de Mozart ressort du bois à l’Opéra Bastille


Le décor tournant du Don Giovanni mis en scène par Claus Guth découvre mille reliefs et sous-bois. © Bernd Uhlig / OnP

CRITIQUE – Créé à Salzbourg il y a quinze ans, le spectacle mis en scène par Claus Guth ouvre la saison de l’institution parisienne. On y retourne.

Salzbourg 2008. C’est à ce voyage dans le temps que nous invite l’ouverture de saison de l’Opéra Bastille, avec ce Don Giovanni mis en scène par Claus Guth, qui fut cette année-là un événement marquant. Et il le reste! On peut s’étonner que l’Opéra national de Paris propose comme nouvelle production un spectacle conçu ailleurs il y a quinze ans, mais pourquoi se priver de faire vivre une mise en scène mémorable et de permettre à un autre public de la voir?

Une forêt de conifères éclairée par la lune. Pendant l’ouverture, une scène au ralenti, en guise de flash-back: Don Giovanni fracasse le crâne du Commandeur, qui a le temps de lui tirer une balle dans le ventre. Dès lors, c’est un Don Juan blessé à mort qui se fraie un chemin jusqu’à la fin de l’action, écrite d’avance, comme un prédateur désespéré qui pousse une dernière fois ses cris de loup.

Le décor tournant découvre mille reliefs et sous-bois. Paysage intérieur autant que personnage vivant, cette forêt fascinante est un des plus beaux…

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