Le Maire appelle les chefs d’entreprise à «se mouiller» en dénonçant le programme «marxiste» du RN


Le scrutin convoqué après la dissolution de l’Assemblée nationale dimanche est «l’élection la plus grave depuis 1958», a jugé le ministre de l’Économie.

Bruno Le Maire appelle le monde économique à la rescousse. Contre l’hypothèse d’une victoire du Rassemblement national (RN) lors des législatives anticipées convoquées après la dissolution de l’Assemblée nationale dimanche, le ministre de l’Économie veut que les entreprises s’engagent, et dénoncent le programme économique du parti lepéniste, a-t-il déclaré ce mardi matin sur BFMTV/RMC.

«Le programme du RN est un programme marxiste, purement et simplement marxiste. Qui veut le retour à la retraite à 62 ou 60 ans ? Qui va payer la facture ?», a-t-il fait mine d’interroger. «Qui va payer la baisse de TVA proposée par Marine Le Pen ? Qui va payer la suppression de tout impôt pour les moins de 30 ans ?», a-t-il énuméré.

«Que les gens se mouillent !»

«J’en appelle au monde économique, aux chefs d’entreprise, aux artisans, aux commerçants, aux indépendants. Je ne leur demande pas de prendre des positions politiques, je demande juste à la CPME, au Medef, à l’Association française des grandes entreprises de dire clairement ce qu’ils pensent des programmes économiques des uns et des autres. Les paroles d’estrade, c’est très bien, mais la réalité économique, c’est autre chose», a tonné Bruno Le Maire, locataire de Bercy depuis la première élection d’Emmanuel Macron en 2017. Selon nos informations, il serait en effet question d’un communiqué commun, signé par les organisations patronales (Medef, CPME et U2P).

«Que les gens se mouillent !», a grondé le numéro deux du gouvernement, estimant que ces législatives étaient «l’élection la plus grave depuis 1958» et la fondation de la Ve République. «Que les chefs d’entreprise à qui nous avons baissé l’impôt sur les sociétés, que les industriels à qui nous avons supprimé les impôts de production pour qu’ils soient compétitifs face à l’Allemagne, pour qu’on puisse rouvrir des usines de voitures, d’avions, de batteries électriques, fassent comprendre au reste de la population : “C’est vous qui décidez, mais sachez que si ce programme-là passe, on ferme nos usines et on supprime des emplois”», a insisté Bruno Le Maire.



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