Le PSG éliminé de la Ligue des champions après sa défaite face à Barcelone



Quand Elohim Prandi a envoyé une praline à plus de dix mètres quasi sur la sirène, un frisson a traversé les travées du Palau, jeudi soir. Depuis son but hallucinant en demi-finales de l’Euro en janvier dernier, plus rien ne devrait surprendre avec l’arrière gauche français. Son missile a bien failli offrir au PSG un match nul mérité mais Emil Nielsen, le gardien danois du Barça, est parvenu à dévier le 13e tir du bison du PSG (32-31), meilleur buteur de ce quart de finale retour avec dix buts.

De quoi filer de sacrés regrets au champion de France, puisque la sortie de Prandi (cheville gauche) après 2’40” de jeu à l’aller, jeudi dernier, avait pesé très lourd (30-22). Certes, avec cinq buts d’avance à la pause (17-12), le Barça a pas mal fait tourner, un poil baissé de rythme mais le PSG a eu le mérite de ne pas lâcher. « À -5 à la pause, on aurait pu abandonner, se dire pourquoi se battre ? Certains auraient jeté le match. On est restés concentrés. Je suis fier de ce qu’on a produit », a apprécié Elohim Prandi.

Retrouvailles avec le Barça

Quitte à être éjecté aux portes du Final Four (8-9 juin à Cologne), autant que ce soit avec les honneurs. Le PSG se devait une revanche, au moins pour son ego, à défaut d’espérer une improbable remontada dans l’antre du Barça où les Parisiens n’avaient jamais gagné. « Je suis déçu car on a perdu alors qu’il y avait la place de faire un résultat, et en même temps heureux car on s’est battus », a enchaîné Nikola Karabatic qui a donc disputé son dernier match européen ce jeudi soir. Son souhait était de « montrer notre niveau réel » pour ses retrouvailles avec le Barça où ses deux saisons (2013-2015) ont été marquées par une troisième Ligue des champions (2015) personnelle, après celles avec Montpellier en 2003 et Kiel en 2007.

« Il faut toujours se battre, croire en ses chances et revenir année après année. C’est ce qu’on a fait. Il n’y a aucun regret, c’est le sport »

L’aîné des Karabatic (40 ans) a eu droit à un hommage. Au Barça, il portait le numéro 33, désormais c’est le 44 pour inciter à une quatrième Ligue des champions personnelle. Que le plus grand joueur de tous les temps ne décrochera finalement pas, puisqu’il tirera le rideau en fin de saison. Recruté en 2015, pour notamment permettre au PSG de gagner la Ligue des champions, il n’aura pas atteint son objectif. « Je savais qu’en venant à Paris, il y avait tout à construire, que c’était un club neuf qui courait après la Ligue des champions, avec énormément d’ambitions. Rome ne s’est pas faite en un jour et des clubs courent après la Ligue des champions depuis 30 ou 40 ans », a relativisé Karabatic.

« On n’est pas passés loin sur mes trois premières années. Mais c’est le sport, il faut toujours se battre, croire en ses chances et revenir année après année. C’est ce qu’on a fait. Il n’y a aucun regret, c’est le sport. Évidemment que j’aurais aimé ramener cette Ligue des champions pour les fans du PSG, les fans du hand français. Je suis persuadé que si on le veut on pourra le faire avec le PSG par la suite. Il faut rester ambitieux », a-t-il ajouté.

Après la Coupe de France râpée, au tour de l’Europe. Le PSG peut tout de même gagner un dixième titre national d’affilée, soit le 22e en 23 saisons professionnelles pour Karabatic.



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