le PSG et Nikola Karabatic quittent l’Europe


Le Paris SG est passé loin de la “remontada” nécessaire pour éliminer le FC Barcelone en quarts de finale de la Ligue des champions de hand, battu avec les honneurs jeudi en Catalogne (32-31) pour le dernier match européen de Nikola Karabatic, après avoir été écrasé à l’aller à domicile (30-22).

Menés de trois buts dès le quart d’heure de jeu (11-8) puis de cinq à la mi-temps (17-12), les Parisiens n’ont jamais été en mesure de faire douter les Catalans, malgré un retour deux unités derrière dans le dernier quart d’heure (26-24, 48e). Puis à un but à trois minutes de la fin (30-29).

“Je suis fier de ce qu’on a produit, on n’a pas lâché. C’est compliqué de se remobiliser quand il y a un écart pareil (après l’aller). C’était pratiquement infaisable avec cette équipe (diminuée par les blessures) et à l’extérieur. Il n’y a pas beaucoup de regrets à avoir”, a estimé Elohim Prandi.

L’arrière gauche et ses partenaires ont subi la loi des coéquipiers de Dika Mem, qui a parfaitement joué son rôle de fer de lance (7 buts sur 8 tirs) et de capitaine, exhortant le Palau Blaugrana à un bruyant soutien à plusieurs reprises.

Demi-finalistes la saison dernière, les Parisiens quittent la Ligue des champions avant le Final Four de Cologne (7-8 juin) au bout d’une saison européenne cahoteuse.

Blessures

“Les quarts de finale sont l’objectif minimum pour le PSG, qui se doit d’aller au Final Four. On avait l’ambition d’aller au Final Four. Mais Veszprem, Kielce et Montpellier sont aussi éliminés, j’imagine que certains sont dans des situations encore plus compliquées que nous”, a souligné Prandi, en référence aux Héraultais, victimes d’une folle remontée de Kiel (39-30, 21-31).

Les Parisiens ont été jetés dans la gueule du Barça après avoir dû passer par les barrages (comme en 2022, où ils avaient déjà été éliminés en quarts, par Kiel) en terminant seulement troisièmes de leur groupe.

Battus à cinq reprises (en 14 journées) lors de la phase de poules, les Parisiens ont également subi un cinglant revers il y a 10 jours en finale de la Coupe de France, écrasés par Nantes à Bercy (31-23).

Le PSG s’est présenté lors de sa double confrontation face au Barça diminué par les blessures, qui l’ont privé de ses deux ailiers gauches, Mathieu Grébille (cheville) et David Balaguer (mollet), encore trop justes jeudi.

Prandi, qui a maintenu le navire à flot jeudi (10/13), s’était lui blessé à une cheville dès les premières minutes à l’aller. Et au retour, c’est le gardien Andras Palicka qui manquait à l’appel, touché au dos.

Effectif en question

Le club parisien a également été privé depuis le début de l’année d’un deuxième arrière droit de métier, pour épauler Kent Robin Tonnesen, après la grave blessure à un genou de Dominik Mathé avec la sélection hongroise à l’Euro en janvier.

Les dirigeants parisiens n’ont pas engagé de joker médical à ce poste où évoluera la saison prochaine l’international égyptien Yahia Omar.

Ils ont également perdu le pari Jacob Holm: engagé l’été dernier, le demi centre ou arrière gauche international danois n’est jamais parvenu à s’imposer au sein d’un effectif un peu juste en qualité et en quantité.

Certains choix opérés par l’entraîneur espagnol Raul Gonzalez ont également pu interpeller, comme celui de se passer, pendant quasiment toute la deuxième période face au Barça à l’aller, de Nikola Karabatic, alors que Prandi (arrière gauche) était blessé et que Luc Steins paraissait donner des signes de fatigue au poste de demi centre.

Karabatic, la légende du hand qui prendra sa retraite cet été, a disputé le dernier match européen de sa riche carrière, auréolée de trois Ligue des champions. Dont une avec le club catalan (2015), où il a passé deux saisons et qui lui a rendu hommage avant le match.



Lien des sources