L’économie mondiale menacée par la guerre Israël-Hamas et les attaques au large du Yémen


La guerre Israël-Hamas dans la bande de Gaza et les attaques des rebelles houthis au large du Yémen constituent des menaces pour l’économie mondiale.
C’est ce qu’a affirmé, lundi, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva.
Les conséquences pourraient être d’autant plus lourdes que les hostilités se prolongent.

L’économie mondiale au bord d’une nouvelle crise d’envergure ? Alors que le conflit dans la bande de Gaza a déjà plombé la conjoncture dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, le reste de la planète pourrait être touché dans les prochains mois. “Je crains surtout la longévité du conflit, car s’il se prolonge, le risque de débordement augmente”, a prévenu, lundi 12 février, Kristalina Georgieva, directrice du Fonds monétaire international (FMI), lors du sommet mondial des gouvernements à Dubaï. Si les hostilités se propageaient, “cela pourrait être plus problématique pour le monde dans son ensemble”, a-t-elle déploré. 

“À l’heure actuelle, nous constatons un risque de débordement dans le canal de Suez”, a-t-elle ajouté, alors que les attaques de navires par les rebelles yéménites Houthis se multiplient en mer Rouge et dans le golfe d’Aden. Les premiers effets se font déjà sentir dans cette zone maritime essentielle pour le commerce mondial, le volume du trafic commercial passant par le canal de Suez ayant chuté de plus de 40% au cours des deux derniers mois, selon des données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Une situation à “surveiller de près”

Même son de cloche du côté du président de la Banque mondiale, Ajay Banga. “Ce qui se passe à Gaza, mais aussi les défis de l’Ukraine […] et de la mer Rouge” figurent parmi les principaux défis à relever pour les perspectives économiques mondiales, a-t-il pointé. “Lorsque vous ajoutez ces variables à ce qui s’avère déjà être probablement le taux de croissance le plus bas des 55 dernières années […], c’est quelque chose que nous devons surveiller de près”.

À noter, en revanche, qu’au rayon des nouvelles positives, la baisse à venir des taux d’intérêt semble se confirmer. “Je m’attends à ce que, d’ici le milieu de l’année, les taux d’intérêt aillent dans le sens de l’inflation depuis un an”, explique la directrice du FMI. Une bonne nouvelle qui pourrait rapidement être éclipsée si le conflit entre Israël et le Hamas n’est pas résolu à court terme. 


M.G avec AFP



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