l’ONU craint « des milliers de morts civils en plus » à Gaza après les bombardements israéliens d’ampleur depuis vingt-quatre heures


Image de couverture : Dans la ville de Gaza, le 28 octobre 2023. MOHAMMED ABED / AFP

  • Le nord de la bande de Gaza a été bombardé dans la soirée de vendredi et la nuit de vendredi à samedi. L’armée israélienne a déclaré avoir « frappé 150 cibles souterraines » dans le nord de l’enclave. Tsahal a également dit que des soldats israéliens étaient encore présents sur le sol gazaoui dans la matinée et que l’opération nocturne n’avait causé aucun blessé. Parmi les cibles, des « tunnels terroristes, des espaces de combat souterrains et des infrastructures souterraines supplémentaires ». Aussi, l’armée de l’Etat hébreu rapporte avoir tué plusieurs membres du Hamas, dont le responsable du réseau aérien du Hamas, Asem Abu Rakaba, et le commandant de la force navale de la brigade de Gaza du Hamas, Ratib Abu Tzahiban. Ces informations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
  • Dans la soirée de vendredi, le Hamas avait fait état de « violents combats » avec l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont évoqué des combats au sol « à Beit Hanoun [Nord] et Bureij [centre] ». En début de soirée, Daniel Hagari, le porte-parole de l’armée israélienne, avait déclaré une extension de l’activité des « forces terrestres ce soir ». A la suite de ces annonces, le Hamas s’était dit « prêt », par l’intermédiaire d’Ezzat Al-Risheq, un haut responsable du Hamas, à faire face à une offensive terrestre.
  • Les familles d’otages, inquiètes pour leurs proches retenus dans la bande de Gaza, demandent une rencontre avec Benyamin Nétanyahou et le reste du cabinet d’urgence, après « cette nuit [qui] a été la pire de toutes les nuits », dans un communiqué. Les familles déplorent l’« anxiété, [la] frustration et surtout une énorme colère qu’aucun membre du cabinet de guerre n’ait pris la peine de rencontrer les familles des personnes enlevées pour leur expliquer une chose : si l’opération terrestre mettait en danger la sécurité des 229 otages à Gaza ».
  • La défense civile palestinienne à Gaza, territoire sous contrôle du Hamas, assure que « des centaines d’immeubles et de maisons ont été entièrement détruits et des milliers d’autres endommagés » par les frappes israéliennes de la nuit, qui ont « changé le paysage » du nord de la bande de Gaza.
  • L’accès à Internet dans la bande de Gaza a été interrompu, a déclaré NetBlocks, un observatoire de la connectivité à Internet, « alors que des rapports font état de bombardements intenses ». Par ailleurs, l’opérateur palestinien de télécommunications Jawwal a annoncé sur Facebook que les services de téléphonie mobile et l’accès à Internet avaient été coupés dans la bande de Gaza pour la même raison. Plusieurs organisations comme le Croissant-Rouge palestinien, l’Organisation mondiale de la santé, Médecins sans frontières et Amnesty International ont annoncé avoir perdu le contact avec la bande de Gaza.

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