malgré des résultats positifs, Ryanair annonce la fermeture de sa base de Bordeaux


La compagnie low cost, dont le chiffre d’affaires est en hausse, ne desservira plus l’aéroport de Bordeaux, ce que dénonce le principal syndicat d’hôtesses et de stewards.


Publié



Temps de lecture : 1 min

L'aéroport de Bordeaux-Mérignac accueille l'une des bases françaises de Ryanair qui fermera en novembre 2024. (GUILLAUME BONNAUD / MAXPPP)

Ryanair a vu, lundi 20 mai, son bénéfice annuel atteindre le record de deux milliards d’euros en 2023, avec plus de 183 millions de passagers transportés. Basée sur le modèle low cost, la compagnie est accusée de chercher à contourner le droit du travail et de courir après les aides publiques pour installer ses bases dans les aéroports, notamment français. Et elle a décidé de fermer sa base de Bordeaux, jugée désormais trop coûteuse.

Cette décision de Ryanair passe très mal auprès des syndicats, notamment Stéphane Salmon, le président du SNPNC-FO, le principal syndicat d’hôtesses et stewards : “Ryanair décide de partir et d’aller se vendre ailleurs vers d’autres territoires pour mieux les piller par la suite.” Si Ryanair justifie sa décision par une “augmentation des coûts” à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, la direction de l’aéroport assure avoir simplement mis des limites à ses exigences financières. L’aéroport avait précisément été épinglé en octobre 2023 par la Cour des comptes pour les aides jugées “non transparentes” et “considérables” versées à certaines compagnies.

Le sort des 90 salariés désormais concernés par la fermeture inquiète Stéphane Salmon : “Dans leur contrat de travail, il y a une clause illégale qui dit que du jour au lendemain, Ryanair peut décider de les envoyer n’importe où sur une autre base européenne, au hasard, en Pologne ou en Roumanie, ce n’est pas possible.” D’où la demande d’ouverture d’un véritable plan de sauvegarde de l’emploi, pour pouvoir les reclasser en France. Ryanair y a d’autres bases qui ont parfois fermé avant de rouvrir quelques années plus tard, comme celle de Marseille.





Lien des sources