Marseille s’incline à Reims et voit l’Europe s’éloigner ; Paris bat Nice, qui ne jouera pas la Ligue des champions


Amadou Koné (à gauche) et Emmanuel Agbadou (à droite) de Reims tentent de prendre le ballon au Marseillais Faris Moumbagna, au stade Auguste-Delaune, à Reims (Marne), le 15 mai 2024.

L’Olympique de Marseille (OM) a été mis en échec à Reims (0-1), mercredi 15 mai, lors d’un match en retard de la 32ᵉ journée de Ligue 1. Le club phocéen voit ainsi s’éloigner ses chances de disputer une coupe d’Europe la saison prochaine.

Les hommes de Jean-Louis Gasset restent huitièmes au classement et sont toujours devancés de trois points par Lens (sixième), dernier qualifié virtuel pour une compétition européenne, et Lyon (septième). Pour pouvoir y prétendre, les Marseillais devront s’imposer au Havre et espérer un faux pas de leurs adversaires directs dans le même temps lors de la 34ᵉ et dernière journée de championnat, dimanche. Après la demi-finale de la Ligue Europa perdue face à l’Atalanta Bergame (1-4, score cumulé), l’OM pourrait vivre une nouvelle désillusion alors qu’il avait terminé la saison 2022-2023 à la troisième place.

Dans l’obligation de gagner sur le terrain d’une équipe champenoise qui n’avait plus connu la victoire depuis le 17 mars (2-1 face à Metz), Marseille a manqué de créativité, d’allant et de caractère. Trois jours après une victoire laborieuse face à Lorient (3-1), l’OM est encore apparu en difficulté et sans véritable esprit de révolte une fois mené au score, malgré l’urgence. C’est le malheureux Chancel Mbemba qui a prolongé dans ses propres filets un centre au cordeau de Junya Ito (0-1, 33ᵉ).

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A Reims, club remonté à la dixième place, l’entraîneur intérimaire Samba Diawara a déjà gagné son pari. Remplaçant au pied levé de Will Still, parti « d’un commun accord » avec sa direction, l’ancien international malien a obtenu un premier succès de prestige, cinq jours après un match nul rassurant ramené de Brest (1-1).

En début de rencontre, les ultras rémois ont déployé une banderole sévère pour résumer la saison de leur club : « Janvier européens, depuis, bons à rien ! » Ils ne pourront pas en dire autant après cette rencontre. En face, fraîchement sorti de l’Europe, Marseille va peut-être devoir attendre longtemps avant de la retrouver.

Le PSG domine même sans ses stars

Dans l’autre match en retard de la 32ᵉ journée de Ligue 1 joué mercredi soir, le Paris Saint-Germain (PSG), déjà titré et fortement remanié, s’est imposé à Nice (2-1), et a mis fin aux espoirs des Aiglons de participer à la Ligue des champions la saison prochaine.

Nice, cinquième du championnat et assuré de disputer la Ligue Europa la saison prochaine, devait s’imposer à domicile face au champion de France pour s’offrir, lors de la 34ᵉ et dernière journée, dimanche, une « finale » face à Lille, troisième, et virtuellement qualifié pour la prochaine C1.

La finale n’aura pas lieu. Avec cette défaite, Nice compte quatre points de retard sur le Losc et Brest, quatrième avec le même nombre de point que Lille (58 points) et ne pourra plus les coiffer au poteau lors du dernier match de championnat.

Paris, au contraire, privé de sa star Kylian Mbappé, du meilleur passeur de Ligue 1, Ousmane Dembélé, et d’autres cadres, laissés à Paris en vue de la finale de la Coupe de France face à Lyon le 25 mai à Lille, a parfaitement préparé la dernière échéance de sa saison. Grâce à ses jeunes pousses, alignées sur la Côte d’Azur, le PSG s’est rattrapé de sa défaite le week-end dernier à domicile face à Toulouse (1-3) et a parfaitement répondu aux attentes de son entraîneur Luis Enrique qui avait exigé la veille du caractère de la part de ses joueurs.

En moins de dix minutes, l’OGC Nice, pourtant meilleure défense de Ligue 1, a pris l’eau, mis au supplice par la vitesse et la qualité de dribbles de Bradley Barcola. L’ailier gauche parisien, pressenti pour figurer sur la liste des vingt-trois ou vingt-six Bleus qui participeront à l’Euro en Allemagne cet été – elle sera dévoilée par Didier Deschamps jeudi –, a parfaitement choisi son moment pour s’illustrer. A la 18e minute, après une remise en jeu aux six mètres de Marcin Bulka, Barcola a profité d’une erreur de Jordan Lotomba devant sa surface pour récupérer le ballon, s’appuyer sur Fabian Ruiz et ajuster le gardien niçois d’une frappe enroulée de l’intérieur du droit pour ouvrir le score et inscrire son quatrième but cette saison.

Paris concentré sur sa finale de Coupe de France face à Lyon

Quelques minutes plus tard, l’attaquant a de nouveau pris de vitesse Lotomba le long de la surface, s’y est engouffré avant de centrer fort à ras de terre pour Yoram Zague seul au point de pénalty. Le jour de ses 18 ans, le jeune défenseur du PSG, surprise de la composition de Luis Enrique au coup d’envoi, n’a eu aucun mal à inscrire son premier but en Ligue 1 (2-0, 24ᵉ).

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Lors d’une première période rythmée, le pressing offensif des deux équipes a coûté très cher aux défenseurs de chaque côté. L’orage parisien passé, Nice qui avait pourtant bien débuté la partie, a recouvré ses esprits et s’est remis dans le sens de la marche, profitant d’une mauvaise relance de Marquinhos pour réduire la marque grâce à un joli raid de Jeremie Boga conclu par Mohamed Cho (32ᵉ, 1-2). En seconde période, les Aiglons ont tout tenté pour forcer leur destin, mais ne sont plus parvenus à tromper Arnau Tenas, dans les buts parisiens à la place de Gianluigi Donnarumma mercredi.

Leur saison s’achève avant même leur dernière rencontre à Lille, contrairement à Paris qui, sans ses stars, s’est offert une cure de jouvence avant la finale de la Coupe de France. Lyon peut trembler.

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Le Monde avec AFP

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