Mathias Lessort, en finale de l’Euroligue avec le Panathinaïkos : « Ce serait magnifique »



Mathias Lessort (pivot du Panathinaïkos), après la victoire contre Fenerbahçe (73-57) vendredi soir en demi-finales : « Quand on défend comme ce soir (vendredi), on est très durs à battre, nos chances de gagner sont démultipliées. C’est la clé pour nous, on a l’une des meilleures défenses, et quand on tient une équipe en dessous de 70, 65 points, c’est dur pour les autres de nous empêcher de dépasser cette marque. Ce sera déterminant dimanche aussi.

Je ne suis pas complètement satisfait de ma performance. J’ai eu beaucoup de pertes de balle (cinq), j’ai manqué des tirs faciles pour moi, même un dunk. Je suis content qu’on soit qualifiés, mais je sais que je peux faire mieux, et je reste exigeant avec moi-même. Est-ce que je veux que ce soit le meilleur match de ma vie dimanche ? Je l’espère, mais je ne peux pas être sûr que ce soit le cas. Je vais essayer de tout donner. Si c’est possible, ce serait magnifique. Mais les statistiques personnelles ne comptent pas. L’important reste de décrocher la victoire. Il faudra être prêts à jouer à notre maximum. »

Sarunas Jasikevicius (entraîneur de Fenerbahçe) : « Le Panathinaïkos a été lui-même, contrairement à nous. La saison d’Euroligue est finie pour nous, et je ressens un gros respect pour mes joueurs. Je tiens à les remercier de nous avoir portés jusqu’ici. En défense, nous avons été performants et même si on a concédé des paniers faciles, on a tenu le Pana en dessous de ses standards. En attaque en revanche, on a été horribles. Horribles. La balle ne bougeait pas assez, et quand on trouvait des tirs, on ne les convertissait pas. On était trop statiques pour réussir quoi que ce soit.

Je nous savais capables d’accéder au Final Four, de gagner le titre européen. Quelqu’un m’a demandé si ce n’était pas déjà bien qu’on soit là, signifiant que ce n’était peut-être pas grave de perdre. Au contraire, c’est une tragédie qu’on ait perdu. Quand tu es au Final Four, tu es à deux matches du Graal. Bien sûr, nous avons un manager général, des dirigeants, on travaille pour progresser. Mais comme compétiteur, je ne peux pas me satisfaire de cela. Je me fiche de l’an prochain. Nous avons pas saisi l’opportunité. Le futur, c’était maintenant, et aujourd’hui, l’occasion est passée. »

Ergin Ataman (entraîneur du Panathinaïkos) : « On a contrôlé la plus grande partie du match et développé une défense exceptionnelle, tout en partageant la balle. Nous avons fait un début de match de très haut niveau. Puis on a commencé à prendre des tirs inutiles, à perdre des balles, le Fenerbahçe a commencé à revenir avec des tirs à 3 points en transition et son jeu en pick and pop.

Nos changements de stratégie, notamment la confiance qu’on place dans nos joueurs d’élite en défense, notamment Kostas Antetokounmpo et Panagiotis Kalaitzakis, qui avait déjà été décisif contre le Maccabi en quarts, a payé. Et alors que Nick Calathes a fait un bon travail sur Kendrick Nunn pour réduire son impact, d’autres sont sortis du lot et on a su utiliser notre avantage au rebond.

Les avoir tenus à 7 points dans la dernière période a fait la différence au final. Dans le vestiaire, avant le match, le message que j’ai voulu faire passer, notamment à nos jeunes qui découvrent le Final Four, c’est de jouer cette rencontre comme si c’était un match comme un autre, d’oublier tout et de se concentrer sur le plan de jeu et la défense, comme on l’avait fait toute la saison. »



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