Mutineries, surveillants agressés, détenus dans la nature… La prison de Nouméa sombre dans le chaos


La prison du Camp-Est, à Nouméa.
CORALIE COCHIN / AFP

Alors que la Nouvelle-Calédonie s’embrase, la situation est critique dans l’établissement pénitentiaire du Camp-Est.

C’est le début de soirée en Nouvelle-Calédonie. À l’autre bout du fil, la voix du surveillant pénitentiaire trahit la fièvre de la rue : « Ici, c’est la guerre. Vous ne voudrez pas l’écrire, mais c’est vraiment la guerre. Cela fait 24 heures que je n’ai pas pu me rendre à mon travail, à la prison de Nouméa. Car, voyez-vous, là, nous sommes tous occupés à défendre nos maisons qui sont attaquées, et il y a, de toute façon, des barrages piégés qui nous empêchent de circuler. »

Selon ce dernier, la circulation est à ce point entravée et dangereuse que la direction de l’administration pénitentiaire « a mis à disposition des personnels, qui devraient pourtant être relevés, des chambres d’hôtel pour qu’ils puissent prendre un peu de repos et retourner à l’établissement. En somme, ils se relèvent eux-mêmes. C’est grâce à eux tous que nous n’avons connu pour l’instant aucune évasion. Pourtant, nous n’arrêtons pas de le dire : notre établissement est dans un état déplorable. » « D’un autre temps

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