“Nous n’avons qu’un seul adversaire et même ennemi de la République, c’est l’extrême-droite”, martèle le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol


Selon le premier secrétaire délégué du Parti socialiste, l’erreur à faire serait de construire “une Nupes 2.0”. Il faut s’aligner sur “les positions de fond, de clarté, sur les valeurs qui ont été portées par Raphaël Glucksmann”.

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franceinfo

avec France Bleu Normandie

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Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen, le 29 janvier 2023. (VALERIE VREL / MAXPPP)

Pour ces élections législatives anticipées, “nous n’avons qu’un seul adversaire et même ennemi de la République, j’ose le mot, c’est l’extrême-droite”, a tenu à souligner Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et premier secrétaire délégué du Parti socialiste (PS), invité mardi 11 juin de France Bleu Normandie (Seine-Maritime – Eure).

Comme “ennemi de la République”, il y a le Rassemblement national (RN), mais il y a aussi “Reconquête et il y en a d’autres encore”, déclare le maire de Rouen, qui impute à Emmanuel Macron cette montée de l’extrême droite dans le pays, avec le RN élu premier parti de France lors des élections européennes du dimanche 9 juin.

Pour éviter d’avoir le même résultat lors des prochaines élections législatives anticipées, il faut que “dans chaque circonscription”, la gauche doit se demander “quelle est la meilleure situation, et tout faire pour éviter que le Rassemblement national ne gagne. Et il y a aussi des circonscriptions qui, aujourd’hui, sont tenues par des députés En Marche, que nous pourrions, à gauche, gagner. Ça aussi, c’est important.”

Nicolas Mayer-Rossignol estime cependant que pour respecter le “seul mot d’ordre : faire barrage”, et pour construire cette union à gauche face à l’extrême droite, il faut s’aligner sur “les positions de fond, de clarté, sur les valeurs qui ont été portées par Raphaël Glucksmann” lors des élections européennes. L’erreur à faire serait de construire “une Nupes 2.0” avec “des tambouilles d’appareil”, avance le maire de Rouen. Il appelle la France insoumise (LFI) et Jean-Luc Mélenchon à “dire clairement qu’ils sont d’accord avec les positions qui ont viré en tête dimanche (celles portées par R. Glucksmann lors des élections européennes), sur l’Ukraine, sur le Moyen-Orient, sur la façon de faire de la politique. Le bruit et la fureur, non merci”, tranche le premier secrétaire délégué du PS, “ça ne fonctionne pas et ce n’est pas notre conception de la vie démocratique.”





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