«On met beaucoup trop de temps et on inquiète les Français en n’étant pas capable de trouver un candidat», estime Sandrine Rousseau


La députée écologiste dénonce les «tractations de répartitions boutiquées» du Nouveau Front populaire.

Quatre jours sont passés depuis l’annonce des résultats des élections législatives, qui ont porté le Nouveau Front populaire en tête du scrutin. Quatre jours d’intenses tractations au sein de la gauche, qui peine toujours à s’accorder sur un nom de premier ministre. «On met beaucoup trop de temps et on inquiète les Français en n’étant pas capable de trouver un candidat. On a notre part de responsabilité», a elle-même reconnu Sandrine Rousseau, députée Europe Écologie-Les Verts (EELV) de Paris.

Un retard que l’écologiste justifie notamment par le risque de «blocage de l’Assemblée», alors que le NFP ne détient qu’une très courte majorité relative dans l’hémicycle. «Ça complique tout», a-t-elle résumé. «Là on est dans des tractations de répartitions boutiquées, qui ne sont pas à la hauteur de la situation», a regretté l’élue parisienne.

Candidate au perchoir

Confirmant sa candidature au poste de présidente de l’Assemblée nationale, qui sera attribué le 18 juillet, Sandrine Rousseau a partagé sa vision pour la prochaine législature. «On a un gros enjeu car il faut entendre la complexité des votes qui auront lieu», a-t-elle souligné. Avant d’insister sur la nécessité de se tenir à l’écart de l’article 49-3 de la Constitution, qui permet à l’exécutif d’adopter un texte sans vote. Une voie pourtant évoquée par le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. «On veut sortir de la violence. Si les textes ne rassemblent pas, on acceptera de perdre. C’est une autre façon de gouverner, une manière de respecter la voix des Français et Françaises», s’est engagée la députée.



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