pourquoi le 25 décembre est-il le jour du basket aux États-Unis


Depuis presque un siècle, la NBA organise des matches le 25 décembre, jour de Noël. Un rendez-vous majeur sur le plan sportif et économique pour le basket américain.

C’est bon ? Vous avez ramassé tous les papiers cadeaux qui traînaient sous le sapin ? C’est l’heure de finir les cookies sous un plaid en regardant des golgoths en short suer à grosses gouttes. Car aux États-Unis, le basket ne s’arrête pas le 25 décembre. Au contraire : c’est l’un de ses plus grands rendez-vous chaque année. La NBA y programme des affiches de rêve. Une tradition vieille de 75 ans et aux multiples enjeux.

Pourquoi la NBA a-t-elle pris ses aises à Noël dès l’année 1947 ? La raison est à trouver chez sa grande rivale, la NFL (ligue de football américain) qui, dans les années 1920, s’était approprié Thanksgiving, jour férié presque aussi important que Noël aux États-Unis. La NBA voulait elle aussi son rendez-vous. Aujourd’hui «c’est une tradition qui est, on ne va pas se mentir, 100% commerciale et marketing», décrypte Rémi Reverchon, journaliste phare de beIN Sports, diffuseur de la NBA en France.

Noël et NBA, une association ancrée chez les fans

Sans même parler de la mise en avant de vêtements et produits dérivés, la NBA profite de ce que personne (ou presque, car la NFL vient taquiner) ne joue le 25 décembre pour s’accaparer la lumière des projecteurs en programmant 5 matches.

«On retrouve les quasiment 10 meilleures équipes de la saison, souligne Rémi Reverchon. J’ai l’impression que la NBA a réussi à ancrer cette journée de basket haut de gamme dans la culture de Noël.» Car pour les fans, c’est «une date clé, un palier» de la saison NBA, appuie Rémi Reverchon. Et pour les joueurs, c’est un honneur de jouer le 25 décembre.

Les joueurs en profitent sportivement… et financièrement

«Plus jeune, je voyais le fait de jouer à Noël comme une récompense», déclarait Doc Rivers, alors entraîneur des Boston Celtics, en 2009. «Ça veut dire qu’on fait partie des bonnes équipes», acquiesçait le pivot du Orlando Magic, Dwight Howard.

Certains ont aussi, parfois, ronchonné. «La NBA est la première ligue qui a eu le courage de demander à ses joueurs, c’est-à-dire à ses salariés concrètement, de jouer le jour de Noël, qui est quand même un jour férié traditionnellement sacré pour l’immense majorité de la planète», relève Rémi Reverchon. Globalement, les stars du basket n’ignorent pas les bénéfices engendrés dont ils profitent aussi, alors ils valident.

Le résultat, c’est une journée unique : un premier match à 18h heure de France (12h heure de New York) et quatre autres qui suivent chacun leur tour dans une soirée qui s’achève vers 7h du matin en France. À beIN Sports, où journalistes et consultants se relaient à l’antenne sur plus de treize heures, ça n’a rien d’un jour férié.

Un «marathon d’antenne» pour beIN Sports

«C’est un sacré feu, mais c’est sincèrement la plus belle journée de l’année pour bosser sur la NBA, savoure Rémi Reverchon. On a un tel marathon d’antenne que ça nous permet, au final, d’être hyper relâchés. On mange en plateau, chacun amène ses cookies, sa bûche, ce qu’il veut.» Au total, pas moins de 38 employés de beIN Sports seront sur le pont ce dimanche, dont 16 au niveau éditorial (présentateurs, commentateurs, chefs d’édition…)

Ce dimanche, les amoureux de la balle orange verront à l’œuvre, entre autres, le génie Luka Doncic et ses Dallas Mavericks face aux Los Angeles Lakers de l’éternel LeBron James (20h30). Mais aussi les deux leaders de la conférence Est, les Boston Celtics et les Milwaukee Bucks (23h). Ou encore, en guise d’apéritif à 18h, les indémodables New York Knicks à domicile, face aux Sixers de Philadelphie et leur pivot franco-camerounais, Joel Embiid. Et surtout, joyeux Noël.



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