recette et arrière-cuisines d’un concours gastronomique inégalé


La fin d’une « saison exceptionnelle ». C’est par ces mots que la directrice de programme de « Top Chef », Virginie Dhers, avait annoncé la quinzième édition du concours culinaire de M6 qui s’achève mercredi 19 juin, par une finale entre les candidats Jorick et Clotaire. A l’antenne depuis 2006, « Top Chef » a entériné cette année son statut de vétérane des émissions culinaires, dont la baisse des audiences est compensée par une légitimité grandissante au sein de la profession.

Depuis les bons scores des éditions 2020 et 2021, l’émission est de moins en moins regardée en « linéaire » à la télévision : la saison 14 a été la moins suivie et le premier épisode de la saison 15 a connu le pire lancement depuis le début, avec 2,16 millions de téléspectateurs (13,3 % de part de marché). « La consommation est différente », défend Virginie Dhers, qui note une augmentation des visionnages en replay, avec une moyenne de « 620 000 téléspectateurs qui regardent à J + 7, soit 30 % de plus que l’année dernière ».

Si les nouveautés dans le jury (avec Dominique Crenn, première et seule cheffe triplement étoilée aux Etats-Unis et Stéphanie Le Quellec, gagnante de la saison 2) et dans les épreuves (avec notamment une 100 % végane), n’ont pas permis de remonter dans l’audimat, la vitrine cathodique reste indispensable à la notoriété du concours.

« Légitimité » dans le métier

« “Top Chef” était un délire de gosse qui a commencé quand j’étais jeune, je l’ai beaucoup regardé, ça m’a beaucoup inspiré, permis de me dire que c’était trop bien d’être cuisinier, c’est le côté positif de cette émission », explique ainsi Quentin Maufrais, candidat éliminé le 15 mai et qui avait 9 ans lors de la première saison. Comme beaucoup de participants, il admet volontiers que l’émission lui a donné de la « légitimité » dans le métier : « Etre coaché par Stéphanie Le Quellec ou Pierre Gagnaire, c’est comme si tu jouais au tennis et que tu étais coaché par Roger Federer. C’est un truc de zinzin atomique. »

Lancé en catastrophe pour concurrencer « MasterChef » sur TF1 (arrêté au bout de cinq saisons), « Top Chef » a vite pris une autre tournure : « Si, en saison 1, on s’est dit qu’on faisait une émission de télé en faisant de la cuisine, on s’est très vite rendu compte que c’était le concours qui primait », rapporte Sébastien Zibi, réalisateur du programme depuis le début. Aujourd’hui, « “Top Chef” est avant tout un concours de cuisine, qui est devenu de plus en plus crédible dans le métier. Donc on a dû s’adapter pour faire en sorte que ce concours soit équitable, varié et que les candidats s’y retrouvent », poursuit-il.

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