Saint-Étienne bat Rodez et jouera sa place en Ligue 1 face à Metz



La persévérance. C’est une qualité qu’il faut reconnaître à l’ASSE et qui a été l’ingrédient principal de son succès face à Rodez (2-0), vendredi en finale des play-offs de Ligue 2. Parce que les Verts ont longtemps poussé sans être récompensés de leurs efforts. Ils se sont d’abord montrés imprécis, par l’intermédiaire de l’offensif latéral droit Yvann Maçon (14e, 17e) ou encore de Dylan Chambost (22e), avant de tomber sur un grand Ewen Jaouen qui a repoussé, autant que possible, l’échéance.

Celle-ci est arrivée peu après l’heure de jeu, lorsque Irvin Cardona a devancé Serge-Philippe Raux Yao pour couper, d’une tête croisée, le centre de Dylan Chambost (1-0, 65e). Cette fois-ci, Jaouen n’a pas pu sauver la maison ruthénoise comme il l’avait fait en première période devant Ibrahim Sissoko (32e), Mathieu Cafaro (32e) ou encore dans les pieds du futur buteur Irvin Cardona (38e).

Jaouen a sorti le grand jeu

Après la pause, le portier ruthénois, prêté par Reims, n’a pas baissé la garde et l’a fait comprendre d’entrée de jeu aux Stéphanois lorsqu’il s’est opposé à une tentative de Chambost (47e) puis en déviant légèrement sur sa barre un coup franc de ce même Chambost (59e).

Quatre minutes plus tard, Bradley Danger a suppléé son gardien en repoussant sur sa ligne un plat du pied de Sissoko, servi en retrait. Mais le RAF ne pouvait pas subir toute la partie sans lâcher un petit but à des Stéphanois portés par un Chaudron bouillant.

Dans le temps additionnel, Nathanaël Mbuku, auteur d’un numéro de soliste remarquable, a offert le but du break aux siens et entériné le sort de la partie (2-0, 90e+6). Les Verts n’ont jamais été aussi proches de retrouver la Ligue 1, deux ans après l’avoir quittée au terme d’une cruelle séance de tirs au but face à Auxerre dans ce même stade Geoffroy-Guichard. Pour cela, il faudra venir à bout de Metz en barrage (30 mai et 2 juin).

Rodez, en revanche, ne verra pas la Ligue 1. Cette fois-ci, la marche était trop haute pour les hommes de Didier Santini qui auront été valeureux, certes, mais pas assez dominants dans le jeu pour espérer quelque chose, notamment balle au pied. Ils pourront tout de même regretter leur occasion de la 70e minute de jeu où la tentative de Killian Corredor a été contrée par Florian Tardieu, pourtant au sol après avoir heurté dans les airs son gardien, Gauthier Larsonneur, qui avait laissé échapper le ballon à la suite du choc avec son partenaire. Mais il faut bien avouer que la meilleure équipe l’a emporté, vendredi.



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