un square va porter le nom de Dominique Bernard près du Bataclan


Un square situé sur la promenade du canal Saint-Martin va être rebaptisé au nom de Dominique Bernard, l’enseignant d’Arras tué le 13 octobre 2023 par un djihadiste, non loin du Bataclan et des bars visés par les attentats de novembre 2015.

Un square situé sur la promenade qui recouvre le canal Saint-Martin, non loin du Bataclan et des bars cibles des attentats de novembre 2015, va être rebaptisé au nom de Dominique Bernard, l’enseignant d’Arras tué le 13 octobre 2023 par un jihadiste. Le square Jules-Ferry, situé sur le boulevard éponyme, va devenir le square Dominique-Bernard après le vote unanime jeudi du Conseil de Paris. L’inauguration se fera probablement autour de la commémoration de sa mort, le 13 octobre 2024, a précisé à l’AFP l’adjointe à la mémoire Laurence Patrice.

Outre la «résonance républicaine, scolaire» avec Jules Ferry, ce lieu est «marqué par la mémoire des attentats de 2015», a souligné l’élue communiste en séance. Le square se trouve à «quelques centaines de mètres seulement du Bataclan, à peine plus loin de Charlie Hebdo et quasiment en face de la Bonne Bière», un des bars visés par les auteurs jihadistes des attentats du 13 novembre 2015, a souligné le maire du XIe arrondissement, François Vauglin. L’élu PS a souligné qu’il s’agissait d’un quartier «ouvert, accueillant, qui a toujours su faire la place à chacun», appelant à ne pas céder au «repli sur soi» ni au «rejet de l’autre».

«Les actions mémorielles sont extrêmement importantes pour ceux qui restent», a déclaré en larmes Dominique Kielemoes, élue socialiste du même arrondissement dont le fils a été assassiné dans un autre bar, La Belle Équipe.

Un square au nom de Samuel Paty

En 2021, la maire de Paris Anne Hidalgo avait déjà rebaptisé un square au nom de Samuel Paty, enseignant d’un collège à Conflans-Sainte-Honorine, tué par un jeune jihadiste en 2020. Ce square est situé rue des Écoles, entre la Sorbonne et le musée de Cluny. «Il faut continuer à défendre les enseignants, on ne peut pas simplement leur présenter nos condoléances», a exhorté l’élu LR Francis Szpiner, par ailleurs avocat du fils et de la compagne de Samuel Paty.

«Nous devons, avant, empêcher que cela arrive», a-t-il ajouté, citant le cas du proviseur du lycée parisien Maurice-Ravel, menacé de mort sur internet après une altercation avec une élève pour qu’elle enlève son voile, fin février. Cette affaire, qui avait débouché sur le départ anticipé à la retraite du fonctionnaire, avait suscité une vague d’indignation en France.



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