Vainqueur sur le gong d’un duel accroché contre Brive, Béziers rejoint Vannes en demi-finales de Pro D2


Indécis jusqu’au bout, le deuxième barrage de Pro D2 a vu Béziers l’emporter sur le gong face à Brive (33-31), vendredi soir au stade Raoul-Barrière. Menés à cinq minutes de la fin du match, les Biterrois ont inscrit un essai à la 76e par Hans Nkinsi pour rejoindre Vannes en demi-finales. Il s’agit de la première qualification de l’ASBH dans le dernier carré depuis 2006/2007, époque où le système de promotion qualifiait directement le 1er de la saison régulière en Première Division et offrait un second billet pour le vainqueur de la phase finale.

Il n’est pas inutile, non, de redonner quelques repères historiques pour comprendre la joie qui s’est emparée des travées de Raoul-Barrière, à guichets fermés pour l’occasion, à l’issue de cette rencontre serrée de bout en bout. Le club héraultais disputait là ses premiers barrages depuis 2018, afin de remonter dans une élite quittée en 2005. Le tout, alors qu’on célèbre cette année les quarante ans de son dernier titre en Première Division, en 1984 donc, lui le club biterrois qui a remporté 11 Boucliers du Brennus, ce qui le place au 3e rang des clubs les plus titrés de l’histoire du Championnat de France.

Marques et Carbonneau à la baguette

Avant ces effusions de joie, la rencontre avait proposé un duel âpre et une opposition de style entre la 3e meilleure attaque de la saison (Béziers) et la 2e meilleure défense (Brive). Cornaqués par leur demi de mêlée Samuel Marques, omniprésent, les Biterrois avaient enchaîné les possessions au niveau des 40 mètres. Mais celles-ci étaient rendues stériles par la très hermétique défense briviste et, à la demi-heure, aucune équipe n’avait encore réussi à marquer d’essai, Brive menant de trois points (6-9) grâce à trois buts de son jeune (19 ans) buteur Tom Raffy.

Le rideau corrézien allait pourtant finir par craquer à la 32e minute, après une bonne alternance de Sam Marques, envoyant en quelques passes son n°8 Otonuku Pauta marquer en coin pour reprendre les devants (13-9, 32e). Mais au briscard (35 ans) Marques répondait le jeune (19 ans) Léo Carbonneau, Bleuet champion du monde et capitaine du soir, délivrant un subtil jeu de pied par-dessus pour son ailier Arthur Bonneval, suffisamment prompt pour conclure ce mouvement (13-16, 37e). Accompagnée d’un drop, le premier de la saison côté briviste, de Tom Raffy à la sirène, la performance briviste était parfaite au moment de rejoindre les vestiaires (16-19).

Dénouement sur le gong

Le tout était de savoir si Brive pourrait continuer à résister aux locaux de la même façon en deuxième mi-temps, 40 minutes durant. Ce à quoi l’entame de seconde période a semblé répondre, par la négative, Béziers marquant un deuxième essai par Nicolas Plazy dès la 43e minute (23-19) après un gros travail de Pauta dans le côté fermé, celui-ci parvenant à redonner le ballon à son ailier placé à son intérieur avant de sortir des limites du terrain.

La suite de la rencontre a offert un mano a mano d’une incertitude rare, les deux buteurs du match, Sam Marques et Tom Raffy, enchaînant les buts de pénalité – deux pour le premier, quatre pour le second – pour sanctionner les fautes adverses, mais sans jamais parvenir à distancer suffisamment l’adversaire. Meurt-de-faim en défense, les Brivistes parvenaient toujours autant à acculer les Biterrois dans leur camp. Alors, ceux-ci ont décidé de relancer depuis leurs 22 mètres pour offrir une séquence de jeu de haut vol, longue de près de 4 minutes et de plus de 20 temps de jeu, conclue en force par Nkinsi après une percée de Charly Malié. Un essai exceptionnel. L’essai de la gagne.



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