Valenciennes met fin au parcours de Rouen et rejoint les demi-finales


L’attaquant de Rouen Damien Loppy lors du quart de finale de Coupe de France contre Valenciennes, au Stade Robert-Diochon au Petit-Quevilly le 28 février 2024.

Ils avaient réussi dix-huit de leurs dix-neuf tentatives lors des deux séances précédentes. Un nouvel exercice de tirs de but ne pouvait pas impressionner Rouen, club de National, qui est allé chercher face à Valenciennes (Ligue 2), une égalisation – sur pénalty ! – à la dernière minute de son quart de finale de Coupe de France, mercredi 28 février.

Et pourtant, les Normands ont finalement baissé pavillon lors de leur troisième séance de tirs au but consécutive avec les échecs de Mustapha Benzia dont la frappe a été repoussée par Jean Louchet, et de Zana Allee qui a trouvé la barre transversale.

L’épilogue est cruel pour le FCR qui avait été très séduisant aux deux tours précédents et avait sorti successivement le tenant du titre Toulouse (3-3, 12-11 t.a.b.) et Monaco (1-1, 6-5 t.a.b.). Cette fois, les Rouennais n’ont jamais semblé en mesure d’enflammer le match, un constat qui doit beaucoup à la partie très sérieuse et maîtrisée des Valenciennois, derniers de Ligue 2 et quasiment condamnés à la relégation, avec leurs 15 points de retard sur le maintien.

Les innombrables imprécisions techniques normandes ont tué dans l’œuf beaucoup de leurs opportunités offensives, et les rares fois où les locaux ont réussi à menacer les cages adverses, Louchet, l’habituel numéro 2 des cages nordistes, a brillé. Il a notamment réalisé un arrêt incroyable à la 40e minute, sur sa ligne, en repoussant de la cuisse et de la main une reprise de Valentin Sanson au deuxième poteau, après qu’une déviation de la tête de Mathieu Mion a longé son but, ratée par la tête plongeante de Sofyane Bouzamoucha à deux mètres des buts vides.

Les joueurs du Hainaut n’ont pas vraiment proposé un festival offensif non plus, mais ils ont beaucoup mieux alterné les transitions rapides et les combinaisons en jeu posé. Après une première alerte sur une frappe de Siriné Doucouré avec rebond, bien repoussée par Leonard Aggoune (12e), Valenciennes a trouvé la faille sur un centre parfait de Souleymane Basse coupé aux six mètres par Mathias Oyewusi, qui a smashé le ballon de la tête (0-1, 26e).

A la 87e minute, après une récupération de balle proche de la surface, l’attaquant malien de VA Siriné Doucouré a vu sa frappe boxée par Léonard Aggoune qui maintenait son équipe en vie.

« On est passé un peu au travers »

Et qui sait ce qui est passé par la tête de Knockaert quand, à la 90e minute après un corner repoussé par sa défense, il a tenté un sombrero et un retourné plutôt que de dégager, mais il a fini par provoquer un pénalty en frappant Bouzamoucha plutôt que le ballon. Sur le pénalty de Damien Loppy, pourtant mal tiré et repoussé d’abord par Louchet, la défense n’a pas suivi, laissant l’attaquant rouennais reprendre pour égaliser (1-1, 90+1), et forcer une séance de tirs au but finalement fatidique (4-2 pour Valenciennes).

« Évidemment, [on éprouve] de la déception pour les gars. Ce que je leur ai dit, à chaud, c’est qu’on l’a perdu en première période, le match », a reconnu l’entraîneur de Rouen, Maxime d’Ornano. « Le seul regret que j’ai, c’est de ne pas les avoir assez détendus. On est passé un peu au travers, on était un petit peu contractés, on a fait beaucoup de fautes techniques », a-t-il relevé.

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« Je suis fier de ce qu’ils ont fait, a lancé de son côté l’entraîneur de Valenciennes, Ahmed Kantari. On sait tous les moments difficiles qu’on traverse et, croyez-moi, se mobiliser et faire le match qu’ils ont fait dans la période actuelle, je leur tire un grand coup de chapeau. »

Le club nordiste rejoint Lyon dans le dernier carré pour sa quatrième demi-finale dans la compétition, la dernière remontant à 54 ans. Jeudi, le petit poucet de la compétition Le Puy (National 2) affronte Rennes, club de Ligue 1. Et mercredi 13 mars, le Paris Saint-Germain recevra Nice dans un choc de l’élite.

Le Monde avec AFP

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