Victor Wembanyama signe un triple double avec dix contres, une performance rare en NBA


Victor Wembanyama (maillot noir) face au joueur des Raptors Jakob Poeltl, à Toronto (Canada), le 12 février 2024.

Voilà ce qu’on appelle un match complet. Le basketteur français Victor Wembanyama a activement participé à la victoire des San Antonio Spurs, lundi 12 février, sur le parquet des Toronto Raptors en compilant 27 points, 14 rebonds et 10 contres. A ce « triple double » – le deuxième de sa carrière en NBA après celui réalisé il y a un mois face aux Detroit Pistons (16 points, 12 rebonds, 10 passes), s’ajoutent cinq passes décisives, le tout en vingt-neuf minutes de jeu.

Un « triple double » est réussi en obtenant dans le même match plus de dix unités dans trois domaines statistiques, le plus souvent les points, les rebonds et les passes. Le faire avec plus de dix contres est beaucoup plus rare, et n’a été réussi que par une trentaine de joueurs dans l’histoire de la ligue nord-américaine. Le dernier date du 22 janvier 2021 quand le joueur d’Atlanta Clint Capela avait, ce jour-là face à Minnesota, marqué 13 points, pris 19 rebonds et réalisé 10 contres.

Avec ces 10 contres dans le match, Victor Wembanyama bat son record personnel établi à huit en novembre 2023 face à Memphis, et, fort de ses 2 m 26 (chaussures incluses), il domine la ligue dans cette catégorie avec une moyenne de 3,2 contres par match.

Héritier de David Robinson à San Antonio

Agé de 20 ans, Victor Wembanyama n’est que le quatrième rookie (débutant) de l’histoire de la NBA à réussir ce genre de triple double. L’un des grands spécialistes était le pivot des Spurs David Robinson, dont le Français est l’héritier direct dans la franchise texane. Robinson était d’ailleurs le dernier rookie à avoir validé une telle performance, en 1990, avant d’en totaliser neuf en fin de carrière.

Visiblement essoufflé ces dernières semaines, Victor Wembanyama a connu un sursaut spectaculaire lundi, à l’image de ses dunks et de ses contres qui ont dégoûté Toronto, et il a fini meilleur marqueur du match grâce à une remarquable efficacité aux tirs : 10 réussis sur 14 tentés (71 % de réussite alors qu’il tourne à 47 % en moyenne) dont 2 sur 4 à 3 points, et 5 sur 6 aux lancers francs.

Avec ce succès, les Spurs s’imposent pour la première fois depuis le 27 janvier, après une série de sept défaites. Avec cette onzième victoire (pour 43 revers), ils restent néanmoins derniers de la conférence Ouest.

Le Monde avec AP et AFP



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