Victorieux du Stade Français, Bordeaux-Bègles rejoint Toulouse en finale du Top 14



Le match : 22-20

Haletante jusqu’au bout, incertaine jusqu’à l’ultime transformation manquée de Joris Segonds (80e+ 5), plus cadenassée et moins spectaculaire que la première demi-finale remportée par Toulouse (39-23) sur La Rochelle, la veille, cette deuxième demi-finale a vu finalement Bordeaux-Bègles l’emporter d’un rien après avoir mené de quatorze points entre la 21e et la 31e, puis de douze entre la 56e et la 62e. Autant dire que le reste du temps, le score fut très équilibré, les deux équipes partageant les essais, trois partout.

Émaillée de fautes de mains qui témoignaient de la tension palpable mais surtout marquée par l’indiscipline crasse des parisiens à l’entame (6 pénalités en première période), ce qui offrit aux Bordelais autant d’occasions d’être dangereux, cette rencontre mit à l’honneur le ballon porté derrière pénaltouche, arme fatale du rugby contemporain, devant un public largement conquis à la cause locale.

 Même s’il n’a jamais vraiment lâché son jeu et prit des initiatives offensives tranchantes, le Stade Français n’a pas craqué, même mené 17-3 à la 21e après avoir encaissé deux essais construits autour du pack bordelais, façon Rapetous. Les Parisiens, débarqués en terrain hostile au Matmut Atlantique de Bordeaux, pourront regretter les sept points renvoyés par le poteau (42e, 62e, 80°+ 5) sur un drop-goal et deux transformations de Joris Segonds, mais surtout leur manque d’ambition offensive.

Parfois brouillons, quelques fois maladroits et surtout pénalisés par un jeu trop stéréotypé sans liant entre avants et arrières malgré les efforts de Sekou Macalou, les Parisiens n’ont trouvé la bonne carburation et la bonne intensité que dans leurs ballons portés sans parvenir à empêcher l’UBB de disputer la première finale de sa jeune histoire dans le sillage des Bèglais de 1969 et de 1991. Au terme d’un suspense qui vit Segonds manquer la transformation du doublé de Peyresblanques au-delà du temps réglementaire, l’UBB rejoindra Toulouse en finale, vendredi soir prochain (21 h 05) au stade vélodrome de Marseille.

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Après trois demi-finales perdues consécutivement, l’UBB l’emporte donc pour disputer sa première finale de Top 14.

Le fait : hommage à la tortue béglaise

Sur les six essais inscrits vendredi soir, cinq le furent sur ballon porté, forme de jeu mise en avant par les Béglais des années 90, à savoir Vincent Moscato, Serge Simon et consorts, devenue aujourd’hui un efficace atout offensif. Au doublé de Maxime Lamothe (17e, 21e), les Parisiens répliquèrent par leur flanker Romain Briatte (31e) puis par un doublé de leur talonneur Lucas Peyresblanques (62e, 80e+ 5).



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