Vladimir Poutine et Kim Jong-un scellent une «alliance» militaire face à l’Occident


DÉCRYPTAGE – Le président russe a signé un traité de défense mutuel avec le leader suprême nord-coréen lors d’une rare visite à Pyongyang.

Correspondants en Asie et à Moscou

Vladimir Poutine s’est laissé désirer, jusqu’au cœur de la nuit. L’avion du président Russe a finalement atterri vers 3 heures du matin mercredi, sur le tarmac de l’aéroport de Pyongyang, où il était attendu la veille. Au bas de la passerelle, Kim Jong-un en personne, engoncé dans un costume sombre, l’attend tout sourire, sur un tapis rouge, à la lumière des projecteurs. Le leader suprême enlace « le plus honnête ami et allié » de la Corée du Nord d’une accolade fraternelle. Une pierre dans le jardin du grand frère chinois tout proche, et un acte de crâne défiance envers les États-Unis.

Le maître du Kremlin peut tout se permettre, pour sa première visite depuis près d’un quart de siècle dans la capitale recluse, qui n’a pas reçu d’hôte de marque depuis le président chinois Xi Jinping, en 2019. « Kim est en position de demandeur. Cette visite lui permet de sortir de son isolement international » juge Go Myung Hyun, chercheur au Institute for National…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 88% à découvrir.

Vente Flash

1€ par mois pendant 3 mois. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Lien des sources