William Servat (entraîneur des avants du quinze de France) : « Tous ces événements sont très douloureux et très touchants »



William Servat, entraîneur des avants du quinze de France, après la victoire 43-28 contre l’Uruguay : « Il fallait jouer ce match. Ça a permis à presque tout le groupe de porter le maillot dans cette tournée. Le groupe a fait plus que répondre présent en Uruguay, une équipe qui nous avait malmenés à la Coupe du monde. On sait que c’est une équipe difficile à manoeuvrer. Je tiens à saluer le caractère de nos joueurs qui ont su gagner ce match sans se poser de questions. On a eu une forme de maîtrise.

La blessure de Thomas Laclayat (16e) est un coup dur. Demba Bamba a dû rentrer très tôt, il est entré avec beaucoup d’appétit mais on l’a sorti à la fin pour le préserver en vue du match de samedi contre l’Argentine. Je tiens à remercier Sébastien Taofifenua qui s’est mis en souffrance pour l’équipe (pilier gauche, il a dépanné à droite en fin de match). Cette dernière mêlée (essai uruguayen), ce n’est que de ma responsabilité. Posolo (Tuilagi) ne fait pas ce qu’il veut mais c’est exactement le joueur qu’on attend et qu’on connaît. Il est capable de faire des choses incroyables. C’est de bon augure en vue de samedi. C’est dans ce registre qu’on souhaite le voir samedi.

Ça a été très difficile (de voir Jegou et Auradou partir en voiture cellulaire). Voir ces deux personnes dans cette situation, c’est très dur. En tant qu’entraîneur, on crée des liens. Maintenant, la justice doit faire son travail. Que s’est-il passé samedi soir ? Comme après un match de rugby. On a passé un moment ensemble à l’hôtel et ensuite une forme de liberté a été donnée à tout le monde, ce qui est normal à la fin d’une saison très longue. Le reste, vous le savez. Tous ces événements sont très douloureux et très touchants. Même si on ne peut que condamner de mauvais actes. »

Baptiste Couilloud, capitaine du quinze de France : « Notre préparation a été bouleversée mais il ne fallait pas oublier l’objectif de cette tournée. On a su rebondir en tant que groupe. Oui, bien sûr, ce qui s’est passé nous a affectés. On devait jouer ce match. On avait pour seul objectif de gagner ce match. Ça a été dur à gérer émotionnellement. Oui, ça a été une grosse charge émotionnelle mais cela a été géré en interne. Aujourd’hui, on ne pense qu’au terrain, c’est l’objectif de cette fin de tournée. Jouer avec Léo (Berdeu, son coéquipier à Lyon) aide. On a des automatismes, je sais que je peux m’appuyer sur lui, notamment pour le jeu au pied. »



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