« Ça va nous changer la vie » : en gare de L’Haÿ-les-Roses, le prolongement de la ligne 14 fait l’unanimité


Dans la gare qui sent encore le neuf, la voix n’annonce pour une fois ni retard, ni perturbation. « Bonjour à toutes et à tous, nous vous informons que le prolongement de la ligne 14 est ouvert. » Entre deux questions sur le prix des billets, les agents RATP se prennent en photo avec la mascotte de Serge le lapin, présent pour l’inauguration de la station L’Haÿ-les-Roses de la ligne 14 du métro.

Moins d’une heure après la mise en service, les curieux se pressent déjà. Marius habite « juste en face ». Il utilisera la ligne 14 pour aller travailler, mais la prend aujourd’hui, assez pressé, pour se rendre à un rendez-vous médical près de la Gare de Lyon. « Je gagne énormément de temps », apprécie-t-il en passant le portique de validation. Autour de lui, les voyageurs traversent la gare aussi naturellement que s’ils empruntaient ce chemin quotidiennement.

Et certains l’emprunteront effectivement tous les jours. « Ça va nous changer la vie, s’exclame Jacques, on habite à vingt mètres. » L’avocat de 69 ans travaille près de la tour Eiffel. « Je vais gagner une heure chaque jour dans les transports en commun », estime-t-il. « Avant on prenait des autobus avec dix minutes d’attente à chaque fois, raconte sa femme Monique. Maintenant on va avoir un accès direct à Belle Épine pour faire nos courses à Carrefour. »

Moins de bus, plus de fiabilité

« Je vais utiliser la ligne 14 en partie à la place du bus 131 et aussi en alternative à la ligne sept, énumère Joël, un Villejuifois de 36 ans. La station est plus proche, la ligne devrait être moins bondée et comme elle est automatique j’ai espoir que ce soit plus fiable et rapide. Sans oublier que ça évite les embouteillages. »

« Honnêtement ça va changer notre vie », abonde Céline. Elle salue le fait de ne plus avoir besoin de changer à Paris pour se rendre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). « La semaine prochaine je suis en stage à Rungis, il y a un arrêt direct », se réjouit la lycéenne aux longs cheveux bruns. Aujourd’hui, elle est là par curiosité. Tout comme Annie, qui habite L’Haÿ-les-Roses depuis quinze ans. Cette dernière n’a nulle part en particulier où aller, mais bien l’intention de monter dans une rame « pour voir un peu ».





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