Index de l’égalité professionnelle : quelles sont les notes des entreprises de l’Essonne ?


La préfecture a fourni, mercredi 17 avril 2019, les premiers résultats de l'index de l'égalité femmes-hommes dans les grandes entreprises de Normandie.
Les entreprises françaises de plus de 50 salariés sont évaluées sur quatre (ou cinq) indicateurs concernant l’égalité professionnelle femme-homme. (©Adobe Stock/Illustration)

Faire progresser l’égalité salariale au sein des entreprises. Tel est l’objectif de l’index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Depuis 2020, toutes les entreprises de plus de 50 salariés (pour celles de plus de 250 salariés, c’est depuis 2019) doivent calculer et rendre public cet indicateur chaque année, au 1er mars. La note moyenne en France pour 2023 est de 88/100, mais quelles est la situation dans les entreprises de l‘Essonne ?

77,2 % des entreprises de l’Essonne ont répondu à l’appel

Au 8 mars, soit une semaine après la date butoir, 74,9 % des entreprises françaises concernées ont répondu. Ce taux de déclarants est un peu plus faible en Île-de-France (73,2%), mais sensiblement plus fort dans l’Essonne (77,2%).

Dans le département, le taux de déclaration augmente avec l’effectif de l’entreprise :

  • 1000 salariés et + : 87,5 %
  • 251 à 999 : 85,4 %
  • 50 à 250 : 71,6 %

En cas de non-publication de ses résultats de manière visible et lisible, de non mise en œuvre de mesures correctives ou d’inefficience de celles-ci, l’entreprise s’expose à une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1 % de sa masse salariale annuelle.

préfecture de l’Essonne

Une note moyenne de 85/100 en 2023 dans l’Essonne

Concrètement, l’index de l’égalité professionnelle est une note sur 100 points, calculée à partir de 4 ou 5 indicateurs selon que l’entreprise comprend moins ou plus de 250 salariés :

  • Écart de rémunération femmes-hommes (40 % de la note finale)
  • Écart de répartition des augmentations individuelles (20 % de la note finale)
  • Écart de répartition des promotions (15 % de la note finale uniquement pour les entreprises de plus de 250 salariés)
  • Nombre de salariées augmentées à leur retour de congé de maternité (15 % de la note finale)
  • Parité parmi les 10 plus hautes rémunérations (10 % de la note finale)

En Essonne, la préfecture indique que la note moyenne augmente d’un point chaque année (de 82 en 2020 à 85 en 2023). Cette année, quatre entreprises du département ont obtenu la note maximale de 100 points.


Des pénalités financières en cas d’inaction

« Ces résultats encourageants ne doivent cependant pas masquer les efforts à poursuivre », soulignent les services de l’État. 

Et pour cause, en Essonne comme ailleurs, certaines entreprises affichent un index moins glorieux, notamment sous la barre des 75 points.

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Pour les inciter agir, la législation impose à ces sociétés de mettre en place et de publier des mesures adéquates et pertinentes de correction et des objectifs de progression pour chacun des indicateurs dans un délai de 3 ans.

Le contrôle du respect par les entreprises de leurs obligations en la matière est une priorité de l’inspection du travail. Ainsi, une première sanction administrative, à hauteur de 0,5% de la masse salariale, a été prononcée l’an passé pour une entreprise qui avait une note inférieure à 75 sur les 4 dernières années.

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Une « attention soutenue » sur l’impact des congés maternités 

Toutefois, avoir un index au-dessus de 75/100 n’exonère pas pour autant les entreprises de faire des efforts supplémentaires en faveur de l’égalité professionnelle.

Les nouvelles dispositions issues de la loi Rixain (du nom de la députée de la 4e circonscription de l’Essonne, Marie-Pierre Rixian), imposent un engagement concret, décidé par les entreprises dont l’index est compris entre 75 et 85 points, afin de faire progresser chacun des 4 ou 5 indicateurs selon les cas, inférieur à la note maximale possible.

Selon la préfecture, 170 entreprises de l’Essonne sont dans ce cas.

Enfin, l’indicateur concernant l’impact des congés maternités sur l’accession aux augmentations de salaires sera particulièrement surveillé, notamment s’il est régulièrement à zéro « afin de prévenir tout impact négatif d’une maternité dans l’évolution salariale », souligne la préfecture.

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